Combien de mystifications jalonnent notre connaissance du passé du monde, et surtout combien de non-dits dont la révélation dépasserait l’entendement et ébranlerait l’histoire telle qu’elle nous est contée !

Notre planète nous expose les stigmates d’un passé bien plus riche que celui dépeint par les institutions censées transmettre et diffuser le savoir.

Lumière sur les Temps a pour objectif de jeter un coup de projecteur sur des zones d’ombre de l’histoire non explorées par malveillance, incurie, idéologie ou frilosité.

jeudi 30 juillet 2015

Trois représentations

Pilier Djed (Egypte, VII-IV siècles avant notre ère), propriété du Metropolitan Museum, New York

Djed-pillar

Reliquaire en forme de stupa, Pakistan, I-IIèmes siècles de notre ère - Propriété du British Museum de Londres


Enfin, bas relief d'Yaxchilan (Mexique).




Trois représentations de trois concepts éloignés de plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres. Trois représentations souffrant quelques variations, mais les barres parallèles au nombre de quatre, émanant équitablement de l'axe sont là dans les trois cas.
Trois représentations de quoi ? D'un dispositif ?

Lumière sur les Temps, pp 83-86, pour plus de développement.


mercredi 29 juillet 2015

Les Portugais au Groënland ?




En 1506, le cartographe Nicolaus de Caverio indique sur sa carte que la régio du labrador (aujourd'hui Labrador au Canada) est sous la tutelle portugaise (terres représentées alors au beau milieu de l'océan telles une île). Ca nous le savions. Et le nom de Labrador provient du découvreur portugais. (cf mon livre Lumière sur les Temps, pp 21,22 - 52,53)
Par contre, inédit selon moi, l'indication de la présence portugaise au sud du Groënland....

Cette carte est la propriété de la BNF. Visualisable sur le site digital de la BNF, Gallica.
Lien :http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7759102x

Des erreurs, même à la BNF et à l'Institut de France...

En consultant la rubrique des expositions virtuelles de la BNF, section des cartes marines, j'ai lu deux articles de Mireille Pastoureau, ancienne directrice de l'illustre bibliothèque de l'Institut de France. Or, je n'ai pas tarder à être agacé car en deux articles, deux erreurs. Si ces deux erreurs émanaient d'un blogueur voire d'un journaliste pas très sérieux dans ses recherches, passe encore, mais compte tenu du poste de Mme Pastoureau et des responsabilités que ce dernier impose, ne serait-ce que celui de conforter le prestige de l'institution, cela devient désolant. J'ajoute que cela ne fait que confirmer ce que je ne cesse de claironner : trop d'historiens ne sont pas rigoureux, et je fais abstraction des malhonnêtes ou des paresseux qui se reposent sur leurs lauriers et ne font que brasser des idées et des théories existantes, et trop de postes importants au sommet des institutions censées nous transmettre convenablement l'Histoire et les sciences sont occupés par des gens plus ou moins incompétents.

Pour info, les deux erreurs de Mireille Pastoureau :
selon elle, Rio de Janeiro veut dire rivière de genèbre. Je cherche encore, mais je ne sais toujours pas ce qu'est du ou de la genèbre. Par ailleurs, en portugais, Genebra signifie Genève, mais, pour le coup, je ne vois pas pourquoi les découvreurs portugais auraient donné le nom de la ville suisse au site.
Ainsi, la traduction correcte est tout simplement Fleuve de Janvier.
Fleuve et non rivière, car rio signifie fleuve en portugais.
Janvier car Janeiro signifie Janvier ! Et ce qu'il y a de plus étonnant c'est que Mme Pastoureau rappelle dans son article que le site fut découvert un 1er janvier. Mais cela ne semble pas avoir suscité quelque réflexion en elle...

lundi 27 juillet 2015

Art australien

Indigenous Australia exhibition at the British Museum


Pièce exposée au British Museum dans le cadre de l'exposition Indigenous Australia.
De but en blanc, je ne peux que rester perplexe sur les personnages de l'œuvre. Ils n'ont rien d'Aborigène. N'oublions pas Jean Clottes qui soulignait le fait que nombre d'œuvres, notamment rupestres, pré ou protohistoriques australiennes représentent des personnages dont les costumes n'ont rien en commun avec les autochtones reconnus, les Aborigènes.

La structure au-dessus de la tête des deux personnages (danseurs ou condamnés ligotés à une sorte de pilori ?) est suffisamment complexe et atypique pour susciter bien des questionnements, par ailleurs...

Les disques giratoires Nariño

Voici un disque giratoire de la culture Nariño qui se développa en l'actuelle Colombie entre le VIème et le XVème siècle.

D'une épaisseur d'un demi-millimètre et d'un diamètre d'environ 15 centimètres (15,3), ces disques disposent d'une perforation en leur centre, laquelle par son usure apparente laisse entendre aux chercheurs que les Nariño utilisaient ces disques en les faisant tourner autour d'un fil, et ce, afin, que des effets de lumière puissent être provoqués ou bien que la vision de leur rotation suscite un état proche de l'hypnose en des cérémonies,  grâce à leur jeu de couleurs (alliages de cuivre et d'or, dessins géométriques).



Discos rotatorios. Tumbaga 600 d.C. - 1700 d.C. Nariño 15,3 cm

L'île de Pâques et l'Amérique du Sud - Peuples



Les sculptures en bois ci-dessus sont des chemamull, l’illustration la plus criante d’un parallélisme existant entre les Pascuans et les populations du continent. Les chemamulls sont exposés au Museo Chileno de Arte Precolombino, à Santiago du Chili. Il s’agit de totems sculptés dans le bois, de la culture Mapuche, groupe indigène le plus répandu dans le pays, et dont l’origine semblerait remonter à 1250 après Jésus Christ. Ces statues (étaient) érigées auprès des tombes en tant que gardiens de l’esprit des défunts. Ce qu’il y a de stupéfiant est la ressemblance entre elles et les moais, aux longs visages émaciés et anguleux, aux longues oreilles. Certains représentent même un personnage affublé d’une coiffe évoquant celle des rares moais qui en portent. Cependant, les chemamull sont de bien moins belle facture et de moindre envergure que les moais ; ne seraient-ils alors que l’hommage rendu en souvenir à de lointains ancêtres ? (Lumière sur les Temps, p.50).

Moais de l'île de Pâques
Muraille de Sacsahuaman
En aparté, je souhaite rappeler que sur l’île coexistaient les oreilles courtes et les longues oreilles, ces derniers s’apparentant aux peuples d’Amérique du Sud. Notons que des murailles subsistent sur l’île et démontrent une technique similaire d’édification à celles en territoire inca (il faut souligner que les Incas révélèrent aux conquistadores avoir utilisé comme base de leur urbanisme des structures déjà existantes !). Cette cohabitation de deux peuples distincts a, de plus, l’assentiment des ethnologues et archéologues investis dans le domaine. (Lumière sur les Temps, pp 49-50)

Muraille de l'île de Pâques
 

dimanche 26 juillet 2015

Caïn, Abel, Otzi, l'héritage néolithique de Jean Guilaine

Cain Abel Otzi, l'héritage néolithique 


Voilà un ouvrage exceptionnel, tant par les informations peu ou pas diffusés hors du milieu scientifique, que par le style de l'auteur, fluide et dynamique, ce qui peut paraître une gageure au préalable pour ce type d'essai.
Mais le plus important et remarquable à mon sens dans le travail de Jean Guilaine est de ne jamais poser de dogme, d'émettre un éventail de théories en cours, d'envisager plusieurs plans d'investigation, et de n'affirmer qu'en toute certitude.
A noter également la connaissance et la transmission qu'il en livre du peuplement et de l'évolution des Amériques dont il évoque les 40000 ans attestés au bas mot, et le fait qu'il n'hésite pas à comparer les divers berceaux du néolithique à la surface du globe, du bassin du Mexique ou des Andes notamment.
J'ajouterai qu'il est également bien agréable de voir qu'un éminent chercheur tel que J. Guilaine aborde le site de Göbekli Tepe avec tout le respect, la rigueur, l'enthousiasme et l'émerveillement qu'une telle réalisation humaine mérite, 70 siècles avant Sumer.
Une belle confirmation de la priorité du sociocognitif dans la lente émergence du néolithique, écrit-il au sujet de Göbekli.

Né le 24 décembre 1936 , Jean Guilaine est un archéologue spécialisé dans l'étude du Néolitique et de la Préhistoire récente. Après une carrière exemplaire au CNRS il est, depuis 1994, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Civilisations de l'Europe au Néolithique et à l'Age du Bronze. SOURCE : hominides.com

jeudi 23 juillet 2015

Les débuts de l'agriculture plus anciens qu'on ne pensait

Selon une étude récente de chercheurs israéliens, sur le site d'Ohalo II, en Galilée (Israël), la datation des premières manipulations de graines dans le cadre de cultures de céréales ,et donc d'une agriculture contrôlée, remonterait à 23000 ans et non plus à 12000 comme nous le pensions jusqu'alors.

Lien vers le site de PLOS One : http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0131422

Fig 1.  Location map of Ohalo II and central area of excavation at the site.

Cérès, points lumineux et vapeur....




Dawn, la sonde de la NASA, continue de nous émerveiller et d'amplifier le mystère autour des points lumineux de Cérès, la planète naine évoluant entre les orbites de Mars et de Jupiter.
En effet, les scientifiques en charge de la mission viennent de découvrir et d'informer le monde de l'existence de brume ou vapeur aux alentours des fameux points lumineux.
Rappelons que ces points inexpliqués brillent quelque soit l'angle de la planète par rapport au Soleil, et même au dessus des bords du cratère dans lequel ils se trouvent, ce qui laisse dire aux chercheurs de la NASA que la brillance s'élève en altitude.
Quant aux vapeurs, la NASA évoque plusieurs hypothèses : de l'eau, des éléments salins ou autres minéraux voire autre chose non encore déterminée.
Dawn n'a, heureusement, pas fini de scruter Cérès...

Encore une aberration dogmatique de scientifiques

Deux équipes de chercheurs généticiens, l'une danoise et l'autre américaine, viennent de livrer leurs résultats quant à leurs recherches sur le peuplement des Amériques.
L'une comme l'autre, outre un apport plus tardif provenant d'Asie du sud-est, de Papouasie, d'Océanie (Aborigènes) annoncent un peuplement initial il y a 23000 ans, provenant de Sibérie.

Voilà un bel exemple de scientifiques (et des media qui les relayent) qui affirme sans possibilité d'un doute, avec le dogmatisme qui les caractérise, une vérité (selon eux) issue du fruit de leur étude. Oui, la génétique est formidable, mais comme pour un ordinateur, la machine ou l'outil peuvent être prodigieux, le plan d'investigation n'en restera pas moins humain, donc subjectif.

Et puis, comment peut-on claironner de tels résultats sachant que preuve est faite depuis longtemps que des sites ont été humainement occupés il y a plus de 40000 ans ?
Leur étude ne vient que sanctionner favorablement l'existence d'une (la deuxième ou troisième ou énième) migration ayant participé du peuplement américain. 
Elle nous évoque aussi une migration provenant d'Océanie. Fort plausible, les hommes naviguant depuis longtemps et bien plus aisément que l'on pensait il n'y a pas si longtemps. Etonnant d'ailleurs de se rendre compte que ce pan de résultats de ces dernières recherches vient confirmer l'hypothèse émise par l'anthropologue portugais Antonio Mendes Correia qui émit, en 1925, la théorie de l'origine de la population d'Amérique du Sud de la migration d'un peuple depuis l'Australie. Cet anthropologue, l'un des plus réputés de l'époque, participa notamment aux fouilles de Glozel, le célèbre site préhistorique situé en Allier, ainsi qu'à celles effectuées à Alvao, au Portugal. (Lumière sur les Temps, pp 67-68).

Antonio Mendes Correia (1888-1960)


Enfin, j'ajouterai que certains esprits farfelus ne tarderont pas à profiter de l'aubaine que leur offrent les résultats des équipes danoise et américaine, arguant que si les humains ne sont arrivés qu'il y a 23000 ans tandis que des sites furent occupés il y a plus de 40000 ans, c'est qu'il ne s'agissait pas d'humains alors !... - Des méfaits du dogme en science...

mardi 21 juillet 2015

Bien avant les OGM



© Fonds historique/CNRS Photothèque /
Poireaux géants obtenus par électroculture, le 24 mai 1930. Expériences menées à l'Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions à Bellevue, Meudon. L'électroculture consistait à augmenter la croissance des plantes par une électrification continue. Sur la parcelle électrifiée les poireaux pesèrent 5,6 kg contre 2,9 kg sur la parcelle témoin. SOURCE : CNRS

La science pendant la guerre



© Fonds historique/CNRS Photothèque /
Voiture électrique et sa remorque batterie au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), Bellevue, Meudon (octobre 1940).

Comme dans l'article précédent, voilà la preuve encore que la guerre ne saurait arrêter la science.  Mais je noterai que ce type d'informations concernant les recherches passées n'est que très peu diffusé.

La recherche scientifique malgré la guerre



© Fonds historique/CNRS Photothèque /
Construction du grand aimant permanent dans la grande salle, sur le site du CNRS à Bellevue, Meudon, le 3 novembre 1943. Conçu pour l'étude des champs magnétiques supérieurs à 10 000 gauss, des expériences sur la déviation de particules chargées électriquement ont été menées. Il a été construit de telle sorte qu'il puisse être employé aussi bien pour des études sur les rayons alpha, facilement déviables, que sur des particules de grande énergie, tel le rayonnement cosmique. SOURCE : CNRS



© Fonds historique/CNRS Photothèque /

Maquette au 1/10e du grand électroaimant permanent installé dans la grande salle, sur le site du CNRS à Bellevue, Meudon, le 19 juin 1941. SOURCE : CNRS


Il est surprenant de constater que la science continuait d'exercer ses activités de pointe en plein conflit mondial. Surprenant mais pas inattendu, car je suis de ceux qui aiment à croire que partie de la communauté scientifique est un monde que nul gouvernement ne saurait déstabiliser.

Géoglyphe et site inca



© IFEA/CNRS Photothèque / Céline ANAYA-GAUTIER

Géoglyphe dénommé "La Viruela" ou "La Variole" au nord de l'Hacienda Montesierpe, près du village d'Humay dans la vallée de Pisco, à quelques kilomètres du site inca de Tambo Colorado, au Pérou.


Légende : Vue aérienne d'ensemble du site inca de Tambo Colorado (fin du XIVe siècle - 1532), dans la vallée de Pisco, au Pérou. Ce complexe constitue l'un des sites archéologiques les plus impressionnants de la côte sud du Pérou, avec son architecture de terre crue imposante, son extraordinaire décoration picturale et sa position stratégique sur le Qhapaq Ñan, le grand chemin Inca. - Source CNRS





J'enrage quelque peu car ( même quelqu'un comme moi qui, à défaut d'être un scientifique spécialisé dans le domaine ne suis pas non plus un ignare sur la question), je n'avais jamais entendu parler de ce site prodigieux, pas plus que du géoglyphe La Viruela.
Au sujet de ce dernier, j'ose le rapprochement de sa structure avec celles, immergées, dont j'évoque l'existence dans mon ouvrage Lumière sur les Temps dans lequel vous en retrouverez les coordonnées GPS. Je vais donc investir des recherches en ce sens...
En tous cas, merci au CNRS pour sa bilibliothèque d'images documentée.

lundi 20 juillet 2015

Les îles Maidas et Brazil, inconnues

En 1562, le cartographe Diego Guttierez fit figurer sur l'une de ses prestigieuses productions les îles Maidas et l'île de Brazil, toutes deux inexistantes au-dessus des eaux de nos jours. Grand nombre de cartographes en firent de même, et des plus réputés encore à l'image du fameux Mercator.


François 1er - Tant d'inconnues (ou méconnues)

Ce portrait de François 1er, arborant les attributs de divers dieux de l'Antiquité, est loin d'être le plus diffusé.
Il appartient à l'incroyable collection de la Library of Congress (Washington).



Egalement en possession de la LC, un document rédigé par Soliman le Magnifique à François 1er, dans le cadre de l'alliance entre le royaume de France et l'Empire ottoman, en 1536. Détail de l'Histoire également bien peu diffusé.


vendredi 17 juillet 2015

Les faits lorsqu'inexplorés sont source de discorde

Voici quelques images provenant du robot de la NASA, toujours aussi fiable, et que le succès de Rosetta et Philaé sur la comète "Tchouri" puis, actuellement, celui de New Horizons auprès de Pluton, tendent à faire oublier.
Les images ci-dessous sont des agrandissements de détails provenant du site même de la NASA.
Je n'émets aucune hypothèse, bien au contraire, en mettant le focus sur le genre de sujets apparaissant sur les clichés. Oui, à l'instar d'autres anomalies déjà relevées dans ce blog, il faut avouer que des formes sont surprenantes, mais l'idée inverse que la nature aurait très bien pu se jouer de nos désirs les plus fous est valable également.
Ces clichés représentent donc des exemples types de discorde, et c'est bien là mon but que de le démontrer en les diffusant...




mercredi 15 juillet 2015

Pluton et Charon géologiquement actifs

La sonde New Horizons continue de nous émerveiller par ses clichés et ses mesures.
Ainsi, Pluton, par sa surface dont une chaîne de montagnes récentes (à l'échelle géologique), pose la question suivante : quel type d'activité géologique a cours sur Pluton ? Certainement pas celui qui anime d'autres astres qui subissent l'effet de la gravitation d'astres plus gros dans leur voisinage. Pas de volcanisme non plus. Les scientifiques de la NASA ont du pain sur la planche, pour leur plus grand bonheur et le nôtre.
Charon, la grande lune de Pluton révèle elle aussi être dotée d'une activité géologique récente.
Autre mystère de Pluton, son atmosphère, qui s'épanche des dizaines de fois plus loin que celle de notre Terre en comparaison. Qu'est-ce qui fait que son atmosphère tend à lui échapper de la sorte ?

Ci-dessous les derniers clichés transmis par New Horizons :

Rappelons pour nous donner un ordre d'idée de la distance parcourue : 1 UA (unité astronomique) est la distance entre notre Terre et le Soleil. Pluton est à près de 42 UA de notre planète !



lundi 13 juillet 2015

Pluton à 2 jours

Plus que deux jours avant que News Horizons n'approche au plus près Pluton. Ci-dessous l'image la plus récente révélée par la NASA. Les quatre tâches brunes gigantesques ne sont plus des ronds, mais leur espacement très régulier continue d'intriguer, de même que beaucoup d'autres caractéristiques de celle qu'un collège d'astronomes arrivistes a décidé de déclasser de planète à planète naine. Pluton recèle bien des mystères.

vendredi 3 juillet 2015

New Horizons en approche de Pluton

Plus que 10 jours et un peu plus de 15 heures avant que la sonde New Horizons de la NASA n'atteigne au plus proche Pluton. Après plus de 3452 jours, à une vitesse de plus de 45000 km/h, New Horizons vient tout récemment de livrer des clichés de Pluton et de son plus imposant satellite Charon. Clichés flous encore mais déjà plus que fascinants, et en vraies couleurs.
Clichés intrigants aussi car sur l'une des faces de Pluton (les deux sont très différentes l'une de l'autre), des "tâches" plus ou moins rondes de plus de 300 kms de diamètre, espacées avec une déconcertante régularité, sont visibles sous son équateur. Les scientifiques de la NASA et combien d'autres trépignent dans l'attente de nouveaux clichés plus aboutis. Plus que quelques jours encore pour espérer dévoiler le mystère...



Un conseil : rendez vous sur le site de la NASA dédié à la mission : http://pluto.jhuapl.edu/index.php

Soutien aux Bogdanov

Les frères Bogdanov, célèbres animateurs d'émissions télévisuelles scientifiques, sont bel et bien victimes de détracteurs simplement et misérablement mus par un sentiment de jalousie qu'ils n'osent même pas revendiquer dans leur anonymat pleutre et mesquin.
Plus navrant encore, le fait que les frères Bogdanov aient été déboutés de leur action en justice contre les anonymes personnels du CNRS à l'origine du rapport contestant la validité scientifique de leur thèses de doctorat, en mathématique et en physique.
Ainsi, outre le fait qu'il fût tout à fait anormal qu'une commission secrète mandate un réexamen non avenu du travail des deux frères, - chose qui n'est jamais arrivé auparavant à l'égard d'aucune thèse dont les seuls jurys compétents sont les garants en toute autonomie -, cette affaire démontre la petitesse corporatiste de certains éléments d'un prestigieux organisme tel que le CNRS. L'éviction pure et simple de ces lâches personnages hors du CNRS serait plus que louable.
Plus inquiétant, la justice qui cautionne et protège ces malfaisants au titre d'une protection aveugle et inique du centre de recherches national.
Enfin, en quoi les frères Bogdanov pourraient-ils être, même aux yeux de quelques misérables, des atteintes à la science, si ce n'est, et c'est bien là le problème, que les deux frères sont capables, et brillamment, de pratiquer la vulgarisation scientifique. Leur seul crime, selon la justice édictée par le dogme de certains scientifiques, est de vulgariser sans avoir pris la peine d'appartenir au sérail du sacro-saint milieu scientifique. Pitoyable !
Je conclurai mon article par un Bravo à l'encontre d'Igor et Grichka Bogdanov, bravo pour leur savoir faire de communicants, bravo pour leur clarté en des thèmes souvent abscons pour le commun des mortels, bravo pour être parmi les seuls à aborder sans préjugé sans dogme et sans crainte le périlleux sujet de l'Avant Big Bang, bravo pour leur ouverture d'esprit et leur curiosité multidisciplinaire, laquelle est, en général, l'un des fondements de l'intelligence.

French journalists Igor (R) and Grichka Bogdanoff, take part in the "Le Grand Journal" TV show on a set of Canal+ French TV group in Paris on October 20, 2010. AFP PHOTO / FRED DUFOUR

lundi 22 juin 2015

51 Pegasi b

Vue d'artiste de 51 Pegasi b
Une équipe internationale, dirigée par l'astrophysicien Jorge Martins de l'IA (Institut d'Astrophysique et des sciences de l'espace portugais), a pu, pour la première fois, observer directement une exoplanète, en l'occurrence 51 Pegasi b.
Comme l'explique Martins : Dans l'optique, la lumière provenant d'une planète est extrêmement réduite face à celle de son étoile. C'est pour cela que la plupart des planètes détectées l'ont été par des méthodes indirectes, à savoir mesurant l'influence de la présence de la planète sur la lumière de l'étoile. La nouveauté est que, dans le cas présent, nous pensons avoir détecté la lumière de l'étoile reflétée sur la surface de la planète, c'est à dire, nous observons la planète directement.
Cette méthode de détection directe permet par ailleurs de mesurer la masse et l'inclinaison de l'orbite. Elle permet également d'estimer la réflexivité de la planète, ce qui facilite le calcul de la composition de la planète et de son atmosphère.
Dans le cas de 51 Pegasi b, l'équipe a pu déterminer qu'elle était un peu plus grande que Jupiter mais avec moitié de sa masse.
La découverte a été réalisée à l'aide su spectrographe HARPS de l'ESO.
51 Pegasi b avait été initialement découverte par méthode indirecte en 1995.
A ce jour, plus de 1800 exoplanètes ont été détectées. 51 Pegasi b est la première directement observée.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le dernier numéro d'Astronomy & Astrophysics.

CR7


Imagem obtida com o Hubble e com o telescópio Subaru
Image obtenue grâce à Hubble et au télescope Subaru de l'ESO

L'astrophysicien portugais, David Sobral, directeur d'une équipe de recherches internationales utilisant le VLT de l'ESO (Observatoire du Sud Européen), vient de découvrir la galaxie la plus lointaine jamais découverte. Plus lointaine donc plus ancienne, plus encore que la galaxie Himiko qu'elle surclasse par un rayonnement trois fois supérieur, la galaxie a été baptisée CR7 (Cosmos Redshift 7). Vieille de presque 13 milliards d'années, 800 millions d'années "à peine" la séparent du Big Bang.
Ce qui est plus étonnant encore est, qu'en son sein, Sobral et son équipe ont pu observer des étoiles de Population III, ces étoiles jusqu'alors hypothétiques puisque théorisées dans le but d'expliquer la création des éléments lourds de l'univers. Dans la galaxie CR7, on trouve des températures tellement élevées que l'hydrogène en est ionisé et ses atomes brisés, de même pour l'hélium. Par contre, pas de traces de carbone, d'oxygène ou d'azote, ce qui vient une fois de plus corroborer l'ancienneté de CR7.
Autrement dit, CR7 est composée d'éléments du Big Bang et pas de ceux apparus plus tard.
Un article relatant l'étude paraitra prochainement dans l'Astrophysical Journal sous le titre : Fortes évidences de populations stellaires de type III dans les émetteurs Lyman-alfa plus lumineux à l'époque de l'ionisation : confirmation spectroscopique.
Prochainement, CR7 et d'autres galaxies potentiellement du même ordre seront l'objet de recherches avec le même VLT de l'ESO mais aussi l'ALMA et Hubble.
L'autre ligne d'investigation, qui peut donner de grands résultats, est de comprendre la diversité de toutes les autres galaxies similaires à CR7. Et pousser plus loin encore les limites, et regarder plus loin encore dans le temps, dixit Sergio Santos, l'autre astrophysicien portugais de l'équipe, faisant partie, à l'instar de David Sobral de l'IA (Institut d'Astrophysique et des sciences de l'espace portugais).

David Sobral, 29 ans, déjà réputé dans le monde de l'astrophysique par son étude des filaments de l'univers, lesquels étayent la théorie des supercordes

vendredi 12 juin 2015

La géographie idéologique des media

Un journaliste de Slate.fr, dans un article sans grand intérêt nous présentant une étude menée sur le pourcentage d'obèses dans les pays du monde (allez déjà savoir quels sont les critères d'obésité selon l'auteur de l'étude et la mode étant à décrier, tel un racisme, les gens en surcharge pondérale plus ou moins importante !), écrit la phrase suivante :
Parmi les surprises du haut de classement, on trouve notamment plusieurs pays africains, dont la Libye et la Syrie (...)
Je ne savais pas que la Syrie était un pays africain ! Les media et toute la communication plus générale qui oeuvre afin d'entamer négativement la mémoire collective accélérant l'acculturation de masse place ce pays dans le Maghreb afin qu'il soit plus clair dans l'idée que le bas peuple puisse s'en faire ! 
Dans la même veine, et trop souvent transmis, les Iraniens, les Irakiens, et même les Turcs sont Arabes. Or, il n'en est rien, bien sûr. Cela peut paraître une évidence pour beaucoup, mais plus de gens encore l'ignorent, et ce ne sont ni les media ni l'éducation nationale qui changeront cet état de fait.
Dans la même veine, Israël est devenu un pays européen, à force de championnats d'Europe sportifs politisés et de festivals Eurovision de la chanson ! 

Source : http://mediamasq.blogspot.fr/

jeudi 11 juin 2015

Archaïques et modernes, la pluralité

Un communiqué de presse du 4 juin 2015, émanant conjointement du CNRS et du Musée de l'Homme, nous informe de la découverte de fossiles humains au Nord du Laos et dont l'analyse ferait remonter de plus de 20000 ans dans le passé la présence supposée de l'homme moderne en cette région, à savoir entre 44000 et 63000 ans (Grotte de Tam Pa Ling).
Les fossiles trouvés, un crâne et une mandibule à quelques mètres l'un de l'autre, proviennent de deux individus différents, qui plus est "humainement" différents car le crâne s'apparente à celui d'un Homo Sapiens tandis que la mandibule est celle d'un humain plus archaïque détenant, cependant, des caractéristiques modernes, à l'image d'un Néandertalien en Europe, par exemple.

Ci-dessous le paragraphe conclusif de l'article : 
Pour certains chercheurs, cette mosaïque de caractères montre que les Hommes modernes qui ont migré vers de nouvelles régions se sont mélangés aux populations archaïques déjà présentes localement. Cependant, une explication bien plus simple serait de dire que les premiers Homo sapiens modernes présentaient, à cette époque, une très grande diversité morphologique.

Je sais bien que la théorie du plus simple est souvent la meilleure, mais elle paraît ici aller à l'encontre des faits et son énoncé semble n'avoir pour seul dessein que de nier l'existence révélatrice de populations archaïques en ces lieux, car si tel avait été le cas, la théorie de migration des hommes depuis l'Afrique en des temps établis par la science officielle serait purement et simplement infirmée !
Or, ma conviction est que non seulement les premiers hommes modernes étaient très diversifiés mais les hommes plus archaïques l'étaient tout autant, et c'est là que le bât blesse, car cela peut contredire le dogme du berceau africain en lequel je ne crois pas.

Lien vers le communiqué du CNRS :

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4081.htm

dimanche 31 mai 2015

Mon article L'Atlantide dans le magazine TOP SECRET

J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon texte L'Atlantide, les nouveaux indices scientifiques dans le numéro 79, à paraître fin mai-début juin, de la revue TOP SECRET (partenaire de ce blog dont vous trouverez le lien ci-contre à gauche).
J'y expose le fruit de mes recherches, le résultats de recoupements pluridisciplinaires (preuves ou faits avérés, démonstrations ou assertions scientifiques véritables) qui m'ont conduit à ne plus douter de l'existence passée de ce que l'on appelle depuis plus de 2000 ans, l'Atlantide. Vous comprendrez également pourquoi il est encore de nos jours difficile d'enquêter sur ce "mythe" sans risquer le discrédit.

Top Secret N°79

samedi 30 mai 2015

1491, de Charles C. Mann

Une fois n'est pas coutume, je ferai dans cet article la louange d'un autre livre que le mien :
14911491, Nouvelles Révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb, de Charles C. Mann.
Journaliste scientifique, l'auteur développe son travail et ses recherches en s'appuyant judicieusement sur plusieurs disciplines (archéologie, chimie, histoire, physique, anthropologie, etc) ce qui d'emblée n'est pas pour me déplaire et correspond parfaitement à ce que tout bon chercheur devrait envisager avant d'émettre des théories closes et dogmatiques car issues d'un seul plan d'investigation linéaire et spécialiste.

1491 présente, outre son louable syncrétisme de recherche, un intérêt majeur : révéler la réalité des origines du peuplement des Amériques puis l'évolution de celui-ci, en annonçant des estimations bien plus vraisemblables que celles des chercheurs conventionnels sommés de minimiser l'incroyable degré de civilisation atteint sur ce continent et le nombre d'âmes avant l'arrivée des Européens (afin d'avorter toute culpabilité que causerait la reconnaissance de l'extermination délibérée ou non - massacres ou maladies exogènes ).
Seul petit bémol : sa connaissance des découvertes européennes juste avant Colomb, notamment le Labrador et Terre-Neuve (cf mon ouvrage Lumière sur les Temps) où marins, pêcheurs ou navigateurs avaient abordé avant 1492, diverses cartes et documents du XV ème l'indiquant expressément.
Mais cela ne saurait atténuer l'excellence du travail de Charles C. Mann et la qualité de son ouvrage qui se lit avec aisance, enthousiasme et la satisfaction d'apprendre, arguments solides à l'appui.

mardi 26 mai 2015

Kepler-444

En janvier, grâce à sa mission Kepler, la NASA a détecté le système stellaire Kepler-444, composé d'une étoile et de 5 planètes. Ces dernières tournent autour de leur soleil en moins d'une dizaine de jours, leurs orbites étant toutes de moindre échelle que celle de Mercure par rapport à notre étoile.

Situé à 116 années-lumière, le système Kepler-444 revêt une importance cruciale en "astro-archéologie" ; en effet, il s'est formé il y a 11,2 milliards d'années, soit 2,6 milliards d'années "seulement" après le Big Bang. En d'autres termes, lorsque notre propre système solaire s'est formé, Kepler-444 était déjà plus âgé que ne l'est notre planète Terre aujourd'hui.

Ce qui ressort de plus enthousiasmant dans sa découverte, c'est que Kepler-444 est la preuve que des planètes telles que la nôtre se sont formées depuis bien plus longtemps qu'on ne le pensait, élargissant ainsi plus encore le champ des possibles de l'existence de planètes susceptibles d'abriter ou d'avoir abrité la vie.

Vision d'artiste du système Kepler-444



lundi 25 mai 2015

Cérès plus encore dans le mystère

La toute dernière photo de Cérès, diffusée par la NASA, épaissit le mystère plus encore.

Cette photo est la plus nette des mystérieux points lumineux de la planète naine Cérès (mais ne lève pas le mystère)

L'un des scientifiques, en charge de la communication de l'agence américaine, a beau nous répéter que selon lui il s'agit des reflets causés par les rayons du soleil sur des minéraux, il est premièrement étrange que ceux-là se trouvent au fond d'un cratère en ce cas bien différent de tous les autres, mais surtout comment expliquer que quelque soit l'angle sous lequel l'astre fut pris en photo (une animation gif étant même disponible, - et émise sur ce blog auparavant), les soi-disant reflets émettent les mêmes lumières avec la même intensité ?
Le cliché fut pris à 7200 kms, mais avouons que les deux structures d'apparence carrée sur la droite de l'ensemble prêtent au jeu des imaginations...

mercredi 20 mai 2015

Quel ordre mondial ?

D'Afghanistan au Mali, certains états convaincus de leur droit à gérer l'ordre mondial sèment une terreur bien contraire à leurs prétendus idéaux humanistes.
Qu'on ne s'y méprenne, ce sont bien les USA assistés par leurs suiveurs et/ou alliés historiques (Grande-Bretagne, Canada, Australie, Israël,...) qui mènent la danse, et toujours pour de vils desseins économiques.
Très souvent enflammant les zones investies par l'irruption de milices voire d'armées de fondamentalistes religieux (Syrie, Irak, Afghanistan, Mali, etc.) que les régimes en place avant leur renversement endiguaient sans problème majeur (pas d'islamisme en Lybie sous Kadhafi, pas plus qu'en Irak sous Hussein ou en Syrie sous Assad). Souvent dans le seul but de contrecarrer l'ennemi d'autrefois finalement demeuré plus que rival, la Russie. Dans ce dernier cas, il est fort inquiétant de constater que la coalition sème un désordre désastreux en Europe - c'est le cas de la Macédoine, et ce afin d'empêcher la construction d'un gazoduc russe à travers son territoire qui relierait la Turquie.
Que nous transmettrons les livres d'Histoire des décennies ou des siècles à venir ? Souhaitons de prime abord qu'ils ne relatent un conflit mondial ayant eu lieu avant 2020.

mardi 19 mai 2015

Patrimoine de la Bulgarie


L'enseignement de l'Histoire comporte ses lacunes, et ce n'est rien de le dire et je ne peux que me répéter encore et encore. Jusqu'au XIXème siècle, cet enseignement était même euro centriste car peu d'informations scientifiques ou historiques circulaient quant aux contrées plus lointaines. Depuis, cela a changé, mais nous sommes encore bien loin de combler les lacunes ! Il suffit pour s'en rendre compte de voir à quel point l'histoire des autres pays européens est méconnue des citoyens français. A valeur d'exemple, j'opterai dans cet article pour l'évocation d'un pan de l'histoire de la Bulgarie.
 
Qui connaît le patrimoine antique romain de ce pays d'Europe ? Pas grand monde, et d'aucuns s'en étonneraient presque alors que dans la réalité géographique, la plus factuelle qui soit, Rome est plus proche de la Bulgarie que de Paris.
 
Ainsi, quelques joyaux de l'Empire romain font partie de la richesse patrimoniale des Bulgares :
 
- la cité de Nicopolis ad Nistrum, fondée par l'empereur Trajan pour célébrer sa victoire sur les Daces au début du IIème siècle. Entre autres merveilles architecturales, un aqueduc long de 27 kms, des maisons avec chauffage au sol,...





- à 150 kms de la capitale Sofia, Plovdiv, dont les premières traces d'occupation humaine remontent à 6000 ans, est une des rares cités à disposer de deux théâtres antiques,



et un stade qui pouvait accueillir jusqu'à 30000 personnes, aujourd'hui sous les constructions plus récentes pour sa plus grande partie,



un aqueduc de 18 kms de long, hélas presque totalement détruit par les Ottomans,



un forum couvrant une superficie de 11 hectares....


samedi 18 avril 2015

Quelques rappels sur le climat

Le climat de notre planète est l'objet de bien des théories et de fantasmes souvent méprisablement mercantiles.
Certaines informations d'importance sont clairement ignorées du grand public et transmises ou diffusées par les seuls organismes en charge des recherches, sachant que leur communication dispose rarement d'envergure médiatique.
Rappelons ainsi, par cet article, que notre climat ne se réchauffe pas uniquement à cause de l'activité humaine.
Rappelons que l'Himalaya influence le climat et même la biosphère de l'autre côté de la planète.
Rappelons que la fonte des glaces, même du Groenland ou de l'Antarctique, répond à des cycles remontant à des millions d'années.
Toutes ces notions ont déjà été évoquées dans ce blog, et je rappelle également que cela n'infirme en rien la désolante pollution de notre planète par l'homme, mais pas forcément avec les conséquences que nous évoquent les media sans discontinuer.

L'Atlantique et ses courants complexes (surtout l'Atlantique Nord) imprime considérablement le climat mondial. Par ailleurs, une étude très récente, menée par l'IRD, démontre que les éruptions volcaniques influent grandement et véritablement sur les températures (de l'air, de surface et en profondeur) océaniques. Voir sur le site de l'IRD : http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/les-eruptions-volcaniques-influencent-durablement-le-climat-dans-l-atlantique-nord

Un article, plus récent encore, de l'IRD, nous explique que le Pacifique, lui aussi, participe du climat à l'échelle de la planète, mais également de la biosphère. Voir l'article : http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/le-pacifique-sud-ouest-livre-certains-de-ses-secrets

D'autres sources de variabilité du climat existent, et les enjeux en sont également majeurs. Chaque fois qu'il me sera donné d'en exposer la teneur ou du moins l'objectif, je relaierai l'information dans ce blog, car ce qu'il faut éviter, à tout prix, est la mésinformation voire la désinformation - et le but de ces dernières n'est pas le progrès scientifique ni l'évolution souhaitable de la connaissance de notre précieux habitat.

samedi 4 avril 2015

L'Himalaya et le climat

Il est fondamental, afin de saisir au mieux les enjeux phénoménaux du climat terrestre, de réaliser à quel point la chaîne de montagnes de l'Himalaya exerce un rôle de première importance.
En effet, apparu il y a environ 40 millions d'années, l'Himalaya naquit du choc entre deux grandes plaques tectoniques, lorsque l'Inde vint emboutir l'Asie. Les terres émergées aujourd'hui, même à plus de 8000 mètres d'altitude, sont celles qui faisaient le lit de l'ancienne mer Téthys, et l'on y trouve des fossiles marins étonnants corroborant le fait.
Mais l'Himalaya est aussi à l'origine des moussons.
Enfin, son rôle est crucial dans l'évolution climatique planétaire, allant, selon les scientifiques, jusqu'à être un responsable majeur du taux de CO2 dans l'atmosphère, et ce par des phénomènes que le grand public n'envisage d'aucune façon. Afin d'être le plus clair possible, je préfère citer ci-dessous des extraits d'un article du CNRS, dont le lien, pour lecture du texte complet, se trouve au bas de cet article.
 

La formation des sols des grandes surfaces continentales planes agit sur l’évolution climatique de la Terre.

Au cours des derniers 50 millions d’années, les grandes variations climatiques ont été attribuées aux surrections des grandes chaînes de montagnes. Deux chercheurs CNRS viennent de montrer que l’aptitude des surfaces continentales à former des sols influence aussi le climat de la Terre.
Avant le réchauffement climatique actuel, depuis environ 50 millions d’années, le climat de la Terre n’a cessé de se refroidir. (...) La surrection des grandes chaînes de montagnes du Tertiaire, et en particulier celle de l’Himalaya, est très souvent invoquée comme la principale cause de cette détérioration climatique. En effet, le rapport isotopique du lithium de l’eau de mer (7Li/6Li) enregistré dans les coquilles carbonatées de microplanctons fossiles, publié en 2012, semble à première vue renforcer le rôle de l’Himalaya. Ce rapport a considérablement augmenté au cours des derniers 50 millions d’années. Comme l’isotope 6 du Lithium est préférentiellement piégé dans les argiles qui se forment au cours de l’altération des roches exposées à la surface des continents, alors que l’isotope 7 est plus facilement emporté à l’océan par les rivières, une équipe américaine en avait conclut en 2012 que l’augmentation du rapport 7Li/6Li de l’eau de mer signifiait plus de formation d’argiles, et donc plus de dissolution de roches continentales. Comme ce processus consomme du CO2, et réduit l’effet de serre, on pouvait y voir la raison du refroidissement du climat depuis 50 millions d’années. Quant au moteur de cette évolution, il était une fois de plus attribué à l’Himalaya : l’érosion intense de la chaîne brise les roches en petits morceaux et favorise l’altération et la formation d’argile.
Les auteurs de cette nouvelle étude viennent de montrer qu’une interprétation différente du signal isotopique du lithium est aussi possible. Ils ont analysé la concentration en lithium de la kaolinite de sols et de latérites de Côte d’Ivoire, des Etats Unis, d’Amazonie et du bassin Parisien. Il apparaît que ces profils d'altération, qui peuvent être très épais stockent beaucoup de lithium. Il y a cinquante millions d’années, la quantité de lithium capable d’échapper à ce piège pour atteindre l’océan sous forme dissoute devient très faible, et en réponse, le rapport 7Li/6Li de l’eau de mer s’effondre.  D’où un nouveau scénario proposé par l’équipe.
Il y a 50 millions d’années, le contexte tectonique était marqué par l’absence de grandes chaînes de montagnes et donc d’érosion intense. Les continents d’alors présentaient de faibles altitudes et pentes, et des sols épais pouvaient aisément se développer, comme en attestent de nombreuses archives géologiques. Ces sols épais ont protégé les roches mères de la dissolution. En réponse, le niveau de CO2 atmosphérique a pu s’envoler car il n’était plus pompé efficacement par l’altération. Un climat chaud et humide s’est installé globalement, ce qui est à nouveau confirmé par les archives paléoclimatiques.
Lorsque les chaînes de montagnes surgissent à partir de 40 millions d’années. L’apparition de nouveaux reliefs et pentes sur les continents va briser cet état chaud. Mais pas directement en augmentant l’altération, plutôt en limitant la capacité du système Terre à former des sols épais. Le Li parvient à nouveau à rejoindre les océans sous forme dissoute, poussant le rapport 7Li/6Li de l’eau de mer à augmenter.
Les isotopes du lithium révèlent donc une histoire géochimique et climatique de la surface de notre planète plus subtile qu’il n’y semble au premier abord. Cette nouvelle étude révèle le rôle clé joué par les grandes surfaces continentales planes sur l’évolution climatique de notre planète.
 

http://www.insu.cnrs.fr/node/5254

jeudi 26 mars 2015

Pluton, bientôt à visage découvert

Le 14 juillet 2015, la sonde New Horizons de la NASA approchera, au plus près, Pluton et son satellite Charon, après plus de 9 ans de périple dans le système solaire.
Pour objectif, New Horizons doit livrer notamment des clichés, les premiers de l'Histoire, nous révélant, enfin, le vrai visage de la plus lointaine des planètes (oui, je n'ai que faire de la décision de l'UAI de déclassement de Pluton en planète naine) connues de notre système solaire.
Rappelons que le satellite majeur de Pluton est Charon, mais deux autres orbitent également autour de l'astre : Hydra et Nix, découverts il y a quelques années seulement.
Voici l'image que la NASA est capable de nous livrer aujourd'hui, depuis Hubble :



Sans pour autant pouvoir s'y fier, voici une projection que la NASA nous présente dans l'idée, surtout, de démontrer la capacité de New Horizons à photographier des détails jusqu'ici jamais entrevus  (Pluton ici avec Charon) :

Pluto and Charon in detail-artist's rendering

Pour l'anecdote, la NASA, par le biais de son institut partenaire SETI, ouvre au public du monde entier l'opportunité de proposer des noms pour les innombrables particularités géomorphiques de l'astre (monts, cratères, etc) sur le site dont le lien est ci-dessous ;
http://www.ourpluto.org/

dimanche 22 mars 2015

Aux sources du Printemps arabe

Je vais évoquer un sujet que j'ai abordé à plusieurs reprises dans de précédents articles de ce blog : les évènements qui déstabilisent le monde arabo-musulman depuis ce que d'aucuns nomment le Printemps arabe.
Pour ce faire, je m'appuie cette fois sur un reportage de la chaîne d'information Euronews, très certainement la seule chaîne en français digne de se targuer de réaliser de la véritable diffusion d'information car la moins encline à la réinterprétation et autres édulcorations le plus souvent d'ordre idéologique.
Ainsi, hier, 21 mars 2015, un reportage portait sur les attentats de Sanaa, au Yémen.





Le journaliste signalait le départ des derniers soldats américains encore en poste dans le cadre de repérages opérationnels à destination de leurs drones. Mais ce qu'il y eut de plus intéressant dans le travail du reporter, fut la toute dernière information diffusée dans le sujet : les ressortissants français avaient déjà été rapatriés suite à l'exhortation du Quai d'Orsay,... un mois auparavant. Cela ne démontre-t-il pas une fois encore que tout ce qui s'ourdit dans le monde arabo-musulman en crise sévère depuis 2009 est préalablement prévu donc préparé par des instances gouvernementales ?
Que retiendra donc l'Histoire de ce chambardement majeur qui ravage un bon nombre de pays (Yémen, Irak, Syrie, Egypte, Tunisie, Lybie, Nigéria, ...) ? Hélas, il est fort probable que les vrais instigateurs de cette catastrophe ne soient pas cités. Je les cite ici : Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël, et la coalition mouvante d'un occident servile.


Compte tenu du sujet et de sa source médiatique, cet article se trouve également sur l'un de mes autres sites :
http://mediamasq.blogspot.fr/

jeudi 19 mars 2015

Anthropocène

Une commission très officielle et très sérieuse, constituée de chercheurs américains, se pose la question d'entériner ou non le terme d'Anthropocène en tant que période géologique caractérisée par l'empreinte humaine, cette dernière représentant ainsi une partie de l'holocène.
Le débat est houleux, attisé notamment par des géologues peu enclins à établir une réelle et notable affectation stratigraphique à l'échelle géologique dont l'origine serait humaine.
Mais le débat ne confronte pas uniquement les géologues aux partisans d'une formalisation terminologique officielle de la présence humaine, car au sein même de du groupe de ces derniers, les avis s'affrontent pour déterminer le début de cette ère.
Ainsi, pour certains, 1945 serait une date judicieuse du fait de la première explosion nucléaire qui propulsa dans l'atmosphère des éléments radio actifs jusqu'alors inédits en ces quantités, et brutalement.
Pour d'autres, il faudrait remonter au XVIème siècle du fait de la baisse drastique de CO2 qu'ils assimilent à la disparition rapide de millions d'Indiens d'Amérique, victimes de la barbarie occidentale. Cette proposition, et il est intéressant de le souligner, a ravivé un débat hystérique existant en Amérique du Nord sur la cause réelle de la disparition des indigènes (épidémies pour certains, tueries des colons pour d'autres, le tout dans un climat où les seconds affirment l'existence d'un génocide tandis que les premiers crient au scandale car il serait inadmissible de comparer, allez savoir pourquoi, la disparition des Amérindiens avec la Shoah, d'autant que l'idée de culpabilité historique leur semble follement insupportable).
Enfin, pour d'autres, les débuts de l'agriculture serait une date judicieuse, l'augmentation des taux de méthane dans l'atmosphère enregistrée il y a environ 5 à 6 milliers d'années coïncidant avec le développement de l'élevage et de l'agriculture. Notons, et c'est là aussi fort intéressant, qu'un pic tout aussi important de taux de méthane eut lieu entre 9000 et 11000 ans avant notre ère. Or, voilà une époque que je ne cesse de considérer comme ayant été fort probablement la période des vrais débuts de la civilisation humaine sur notre planète (Gobekli Tepe en est une illsutration).

dimanche 15 mars 2015

Encelade, lune de Saturne

Encelade, l'une des lunes de Saturne, renfermerait, elle aussi, un océan sous son manteau rocheux. Le panache s'échappant d'un de ses pôles, photographié par la sonde Cassini, laisse entendre aux scientifiques, en parallèle d'analyses portant sur des mesures gravitationnelles, que l'océan souterrain d'Encelade serait "chaud" et à l'origine d'une activité hydrothermale dont le panache serait un phénomène inhérent.
Par ailleurs, les chercheurs ont démontré une salinité importante provenant d'Encelade, l'un des anneaux de Saturne en contenant et en en ayant pour origine son satellite Encelade.

NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

 
 
Ainsi, et dans la continuité d'articles précédents, je ne peux que conforter l'idée que notre propre système solaire est bien plus riche qu'on le pensait il y a ne serait-ce qu'une dizaine d'années. Affirmer que des formes de vie se cachent en ces astres encore fort méconnus est chose hasardeuse, mais non complètement inepte. D'autant que des études récentes laissent à entendre que certaines formes de vie pourraient éclore dans un monde où le méthane remplacerait l'eau.
 
Jupiter et Saturne, les deux planètes géantes de notre système solaire, ont, cela est certain, des lunes plus qu'envoûtantes, sources d'inspiration et de recherche scientifique...