Combien de mystifications jalonnent notre connaissance du passé du monde, et surtout combien de non-dits dont la révélation dépasserait l’entendement et ébranlerait l’histoire telle qu’elle nous est contée !

Notre planète nous expose les stigmates d’un passé bien plus riche que celui dépeint par les institutions censées transmettre et diffuser le savoir.

Lumière sur les Temps a pour objectif de jeter un coup de projecteur sur des zones d’ombre de l’histoire non explorées par malveillance, incurie, idéologie ou frilosité.

lundi 22 décembre 2014

Le mythe de la Création en Chine

Les mythes et légendes du monde entier se recoupent mystérieusement, cela est désormais reconnu mais semble n'émouvoir que quelques uns alors qu'il s'agit d'une source incroyable d'indices convergeant vers la réalité d'un âge où l'humanité se structurait vraisemblablement très différemment de ce que l'on nous enseigne. 
J'évoque certaines de ces passerelles étonnantes dans mon livre, Lumière sur les Temps, notamment le parallèle déconcertant existant entre la création de l'homme selon les anciens habitants de la région du lac Titicaca au Pérou et en Bolivie et celle que la Génèse nous dépeint.

A la Bibliothèque du Congrès de Washington, décidément extraordinairement riche en documents historiques de la plus haute importance, se trouve une gravure chinoise du Xème siècle, qui fait référence à Nüwo, la déesse de la création. Ce fut elle qui corrigea les erreurs du géant Pangu après que celui-ci créa le monde de façon inégale et déséquilibrée, répartissant erronément les eaux et les terres. Nüwo combla les régions océaniques en surabondance en y déversant de la terre, et de la boue découlant de ce mélange en tira l'homme et la femme. Cela ne vous rappelle rien ??


Par ailleurs, notons la fascinante ressemblance entre Pangu (dont le corps forma le monde) et Pangée, le supercontinent originel décrit par la théorie de Wegener en 1912 sur la tectonique des plaques et la dérive des continents. Le scientifique allemand s'inspira-t-il du nom du dieu chinois ? Probable.

samedi 20 décembre 2014

Pauwels, l'admirable

Louis Pauwels est de ces personnages qui n'ont cessé de flamboyer malgré la noirceur de ses opposants, et l'intensité du feu sacré qui l'habitait -l'intelligence libre de tout dogme, de tout compromis, de toute satiété, - a ébloui bien des vampires de l'intelligentsia, des sclérosés de l'opinion, des idéologues pour lesquels l'individu n'était rien face au progrès prodigieux de la civilisation sans se soucier que cette dernière ne vit que par ses individualités, brillantes ou non.
Pauwels était curieux de tout, jamais catégorique en ses refus si ce n'est à l'égard des initiateurs de ce qu'il appelait la sinistrose, crime de lèse-majesté selon lui à l'égard de l'homme pour qui le bonheur était devenu, dans la présomptueuse société moderne basée sur des valeurs déshumanisantes, presque un objet de fétiche déshonorant. 
Pauwels fut à la fois un incitateur à la réflexion, un découvreur et transmetteur de richesses (scientifiques, historiques ou spirituelles), un esprit libre souvent conspué par les premiers communautarismes de la société française nés à la fin des années soixante (idéologie crasse pseudo-marxiste, faiseurs d'opinions au mercantilisme non avoué,...).
Il fut l'auteur, enfin, d'un ouvrage fascinant, Le Matin des Magiciens (avec Jacques Bergier) qui se déclina en la création d'une revue, traduite dans plusieurs pays de par le monde, Planète, dans laquelle scientifiques de renom, artistes, philosophes, penseurs, historiens participèrent de la diffusion de ce que lui-même et son ami co-auteur Bergier ont appelé le Réalisme fantastique. 
 
 
 


Il fut aussi romancier (L'Amour monstre, Blumroch l'admirable,...) et essayiste (Lettre ouverte aux gens heureux, Le Droit de parler,...).
 
 

Le roquet aboie, les loups sont en meute, et le tigre blessé résiste

Bien des gens farcis de connaissances n'ont aucune raison.
Cette pensée de Démocrite me revient aussitôt à l'esprit lorsque Paul Krugman, prix Nobel d'économie et chroniqueur du New York Times, rédige un article dans lequel il fanfaronne à l'encontre de ceux qui voyaient en Poutine un fin stratège et un leader hors norme. Non content d'aller jusqu'à taxer ceux-là d'extrémistes de droite charmés par la seule aura du président russe (allez déjà savoir pourquoi...), il juge que ce dernier est en fait un mauvais homme d'état car l'économie de son pays est en chute libre (dépréciation fulgurante du rouble, économie uniquement basée sur le pétrole,...) ; mais quelle pouvait être la situation en Russie tandis qu'un véritable assaut est mené contre elle (déjà Gorbatchev en avait souffert, avec les conséquences que l'on connaît, lorsque l'administration Reagan avait convaincu - contre quelles rétributions ? - l'Arabie Saoudite de gonfler sa production de pétrole afin de dévaluer la production soviétique ? Le ministre des affaires étrangères iranien évoque, d'ailleurs, qu'il s'agit bien d'un acte de guerre contre la Russie.
Krugman démontre que ses analyses sont finalement et uniquement basées sur une idéologie bien arrêtée. Cela s'appelle de la propagande, non une analyse objective.

mercredi 17 décembre 2014

Merveilles de la Library of Congress

La Bibliothèque du Congrès, à Washington (USA), recèle décidément des merveilles !
 
Ci-dessous, la première édition du travail du polonais Copernic (1473-1543), publiée peu avant sa mort :
A Heliocentric Cosmos

Ci-dessous, le Globe de la Voie lactée réalisé par un artiste maya entre 200 et 500 après JC.
Carved bowl with swirl patterns
Ou bien encore, la fantastique carte du monde réalisée par Martin Waldseemüller en 1507, à Saint Dié (France), première représentation connue du continent américain et pour la première fois désigné selon le prénom de Vespucci, officiel découvreur du continent et non d'îles comme Colomb.

Dans un proche avenir, la Russie....

Quelle Histoire est-on en passe d'écrire avec l'exsanguination économique de la Russie, au titre de son prétendu mauvais comportement dans la crise ukrainienne ?
Outre les sanctions financières qui lui sont infligées, on assiste à une baisse mémorable du cours du pétrole ; mais quelle raison, si ce n'est le jeu spéculatif de certains gouvernements hostiles à Poutine, explique cette baisse ?
Comme évoqué dans un article plus ancien (La Russie pour l'exemple - 3 décembre 2014), après avoir entamé un travail de longue haleine dont le dessein était de faire voler en éclats certains pays du Maghreb et du Moyen-Orient à des fins politico-économiques mais sous couvert de défense des droits de l'homme (rappelons qu'aucun des états frappés par le Printemps arabe n'était sous le joug d'un tyran islamiste, mais tous sont désormais en proie à des factions plus ou moins importantes d'un Islam radical), pays dont certains entretenaient un lien étroit, notamment économique, avec la Russie, l'axe USA-Europe-Israël et autres satellites (Australie, Canada,...) tente une nouvelle estocade contre la politique de Poutine : dévaluer le cours du pétrole, lorsque l'on sait que la Russie est le deuxième producteur au monde après l'Arabie Saoudite qui, elle, est en lien avec l'occident atlantiste.
Tout cela est bien inquiétant, car nous n'assistons pas à une attaque en règle contre le Venezuela ( grand producteur de pétrole mais dont la posture géopolitique est à l'origine de la décadence de son influence en tant qu'acteur dans les flux internationaux), mais à la tentative inique et imprudente d'affaiblir voire de mettre à bas un monstre de l'échiquier mondial. Deux possibilités s'ouvrent aux faiseurs d'Histoire : la position économique et géopolitique russe se délite et l'ordre mondial s'en trouve logiquement affecté (avec des conséquences graves difficiles à prévoir à ce jour), ou bien la Russie monstre ses muscles, militairement parlant. Une chose est sûre : ce n'est pas comme cela que la Russie démordra d'un lien (délibéré ou non) avec l'Ukraine dont les ressources naturelles (fer, manganèse, charbon, production hydroélectrique) suscitent bien des appétits !

Des algues au plastique


La première fois qu'un Occidental décrivit la Mer des Sargasses, au Sud des Bermudes, ce fut Christophe Colomb, en 1492, peu avant d'arriver au Nouveau Monde. Notons que Sargasses provient du terme sargaço, type d'algue en portugais alors (voir un article plus ancien "Colomb le Portugais ?).
 Par l'étrange densité d'algues émergeant à la surface, engluant les navires tel un varech envahissant, cette zone fut longtemps redoutée par les navigateurs. Sa position en plein Triangle des Bermudes n'est pas pour déplaire aux partisans des disparitions étranges liées, selon leur théorie, aux Extraterrestres.
De nos jours, la densité des sargasses est bien moindre qu'au XVème siècle, mais cette zone, du fait des courants marins atypiques qui y charrient détritus et végétaux comme sous l'action d'aspiration  d'une bonde, ne cessera jamais de constituer un étrange phénomène hydrologique.
Le problème qui se pose aujourd'hui est que, par les capacités d'absorption de cette mer intérieure en plein océan, une quantité impressionnante de détritus converge puis stagne et pollue la région.
Des études récemment réalisées (dont le projet 5 Gyres en association avec la fondation de recherche marine Algalite, AMRF) ont estimé à plus de 270.000 tonnes de résidus plastiques polluant les mers sur notre planète, et la Mer des Sargasses est devenue, hélas, par ses propriétés uniques, une gigantesque poubelle...

Uma gigantesca "sopa" feita com 270 mil toneladas de plástico

lundi 15 décembre 2014

L'hystérie idéologique

Quand les actions d'une idéologie traduisent un égocentrisme présomptueux doublé d'un irrespect total pour tout autre cause que la sienne, cela donne la misérable vision de militants de Greenpeace piétinant le site de Nazca ! Les lieux sont protégés et interdits aux visiteurs sans accord préalable des autorités ; leur accès est en général réservé aux scientifiques qui doivent enfiler des chaussures adaptées afin de ne pas altérer le terrain extrêmement fragile, au risque d'y laisser pour des centaines d'années voire plus leurs empreintes de semelles. 
Mais pour sa grande cause, dans le mépris total de ce qui n'a pas un rapport direct avec l'écologie, Greenpeace a jugé bon d'emprunter comme vecteur médiatique l'utilisation de ces lieux sacrés afin de protester et revendiquer en marge du congrès international ayant eu lieu sur le climat dans la capitale péruvienne, Lima.
Les vestiges des civilisations passées ont toujours enduré les caprices de la nature, mais cela est naturel ; immonde est leur destruction par des peuples conquérants (conquistadores en Amérique, Talibans détruisant les Bouddha en Afghanistan, ...), lamentable et tellement représentatif de nos sociétés actuelles le piétinement d'un site classé au patrimoine mondial de l'humanité au seul profit de l'idéologie hystérique...

Renewable ? Cela implique-t-il la destruction du passé ?

vendredi 12 décembre 2014

Sakharov, le visionnaire écologiste

Les réalisations industrielles et hydrauliques, le déboisement, le défrichage des terres vierges, l'usage des produits chimiques, toxiques - tout cela transforme, sans contrôle, notre habitat. (...) Nous rejetons dans l'air et dans l'eau d'énormes quantités de déchets industriels nocifs. Le seuil de sécurité ne sera-t-il pas franchi ? Le dioxyde carbonique issu de la combustion du charbon altère les propriétés calorifuges de l'atmosphère. Tôt ou tard ce sera dangereux. Mais nous ne savons pas quand. Les toxiques chimiques, utilisés en agriculture contre les parasites, pénètrent dans l'organisme humain ou animal. Ils agissent dangereusement sur le cerveau, le système nerveux, les organes générateurs du sang, le foie, etc. Là aussi, le seuil de sécurité peut être facilement franchi, mais cette question est encore peu étudiée et les processus difficilement contrôlables. (...)
Je pourrais mentionner aussi le problème des détersifs, des déchets radioactifs, de l'érosion et de la salinité croissante des sols, des l'inondation des terres arables, de déboisement, de la destruction des oiseaux et animaux utiles et d'autres cas de dégradations stupides pour de simples intérêts locaux, temporaires, égoïstes, (...)

Ce texte, brutal par ses révélations et ses analyses, visionnaire et courageux car rédigé en 1968, a pour auteur Andrei Sakharov. 

Dans un de mes précédents articles, j'évoquais l'alarmisme démesuré de certaines organisations environnementales, et tiens, là, à préciser ma pensée. Il est évident que l'homme abîme sans vergogne sa planète, lui inflige une pollution formidable par son ampleur et mesquine par ses raisons, et le fait, comme évoqué dans mon article plus ancien, que les glaces du Groënland ou de glaciers tel celui de Chamonix semblent diminuer ou s'épancher sans corrélation apparente avec les excès de l'activité humaine, n'invalide en rien les dégâts que l'humanité cause à notre Terre. Comme bien souvent, il faut juste faire preuve de recul et de nuance avant d'avancer certains arguments bancals. 
A la lecture d'un passage de ce texte, lorsque l'auteur évoque le déboisement et le défrichage des terres vierges, il me parait que la justice prétendûment internationale se disperse en cherchant à sanctionner, et ce n'est qu'un exemple, la Russie pour son action en Ukraine, au titre des libertés et de l'intégrité physique des individus, tandis qu'elle ferme les yeux sur l'abominable destruction de la forêt amazonienne, le plus grand poumon de notre planète, dont la disparition galopante affecte l'humanité tout entière, et ce, pour de viles raisons mercantiles.

mercredi 10 décembre 2014

L'individu a sa place et son rôle dans le cosmos

Des nouvelles fraiches de l'espace nous sont parvenues, mais nul media de forte diffusion pour l'évoquer... C'est navrant et tellement symptomatique de nos sociétés dans lesquelles ont feint d'introniser l'individu pour mieux le fondre dans la masse par des flux contrôlables (réseaux sociaux, internet, media, politique,...). Parmi les plus grandes "inventions" qui ont fait basculé l'équilibre des choses, le communisme (Marx), la psychologie (Freud), Facebook (Zuckerberg), autant de phénomènes causant la perte de l'individu, de son libre-arbitre, de sa liberté, sous couvert, pourtant, de l'émanciper.

Bref, revenons aux nouvelles de l'espace :
Le robot Curiosity vient d'apporter la preuve de l'existence d''un immense lac sur Mars (155 kms de large), contenant de l'eau il y a bien longtemps, à 20 kms de son point d'atterrisage initial. D'où la possibilité d'une vie organique dans les sédiments résiduels (à l'état fossile très probablement).

Un astéroïde, Chariklo, évoluant entre Saturne et Jupiter, possède deux anneaux de 4 à 5 kms de large, espacés de 9 kms. Les planètes massives telles Saturne et Uranus ne sont donc pas les seules à en disposer. Les scientifiques estiment que ces anneaux sont le fruit d'une collision ayant eu lieu entre Chariklo et un autre astéroïde, plus petit, dont les débris se sont agrégés en orbite, par le jeu des forces gravitationnelles.

La réalité nous offre des faits et des beautés autrement plus passionnantes que les fictions dont on nous fait l'article comme étant des faits de société, à l'image des télé-réalités qui formatent les esprits devenus spongieux depuis qu'on leur spolie la conscience par un savant discours médiatique et même institutionnel dont je préfère réfuter le but tellement il est impensable.

mardi 9 décembre 2014

Une des plus grandes histoires d'amour

Plus violente que Romeo et Juliette, mais réelle, fut l'histoire d'amour entre Dom Pedro et Inês.
 Futur Dom Pedro 1° en 1357, huitième roi du Portugal, il épouse une princesse castillane, Dona Constança en 1340 ; il a alors 20 ans. Mais Pedro va tomber amoureux d'une des suivantes de sa femme, Inês de Castro. A la mort de Constança, Pedro n'hésite plus à assumer sa relation avec son véritable amour. Hélas, cela ne sera pas du goût de son père, Afonso IV, qui voit en cette union un péril pour la couronne portugaise au bénéfice du rival castillan. Inês est assassinée en 1355.
PT-TT-GAV-15-20-10_c0001B
Document conservé aux Archives nationales de la Torre do Tombo, Lisbonne
Dès 1357, lorsque Pedro accède au trône, il fait exécuter les trois hommes qui ont commis l'assassinat. En 1360, afin de protéger les enfants issus de son union avec Inês, il notifie officiellement l'avoir épousée (document ci-contre).

La légende raconte que Pedro, fou de douleur malgré les années passées entre l'assassinat d'Inês et son sacre, manda exhumer le corps de son grand amour et fit les trois meurtriers prêter allégeance à la reine, sacrifiant au baisemain auprès de la dépouille , avant de les faire exécuter, .

D'un tragique incomparable, cette histoire rayonne sans nul doute parmi les plus belles histoires d'amour célèbres.

Henry de Montherlant, l'auteur de la magnifique tétralogie Les Jeunes filles, s'inspira de ce fait historique pour son drame La Reine morte, en 1942.

Les tombeaux d'Inês et de Pedro se font face dans le Monastère d'Alcobaça

dimanche 7 décembre 2014

L'humanité plurielle, oui, et depuis quand ?

Les paléontologues le reconnaissent désormais : l'homme ne descend pas du singe.
 Petit aparté d'emblée : quel instituteur, quel professeur des collèges ou des lycées l'enseignent à leurs élèves ??
Ces dernières années, diverses découvertes sont venues chambouler les théories sur l'évolution de l'homme ; plusieurs représentants d'espèces d'humanoïdes ont été découverts et analysés. L'humanité est plurielle (Sapiens, Denisova, Neandertal, Flores,...) ou moins linéaire qu'on le croyait, certains hominidés prétendant au statut de para-humains tel l'Australopithecus Sediba découvert récemment en Afrique du Sud, para-homo comme le désigne Yves Coppens, prêt à toutes les pirouettes, même sémantiques pour ne pas abroger sa théorie de l'East Side Story.

Ainsi, énonçons-le sans crainte : depuis des centaines de milliers d'années plusieurs espèces que l'on peut qualifier d'humaines ont cohabité sur Terre, et se souvent mélangées. Le simple fait qu'elles se soient métissées démontre qu'il n'y eut pas de rapports contre-nature du type homme/animal. Neandertal n'avait certainement pas la tête de brute telle qu'on la représentait il y a peu. Aujourd'hui, nulle morale non-empreinte de racisme ne saurait condamner l'union d'un Massaï avec une Suédoise blonde aux yeux bleus d'1, 45 mètres, et pourtant, ces deux derniers doivent présenter plus de différences entre eux qu'un Neandertal lambda et une Sapiens à l'avenant.

Pour résumer, jetons le pavé dans la mare : quelle différence génétique y a t-il entre le Massaï et la Suédoise, ou entre un Chinois de Pékin et un Kabyle ? La différence même extrêmement minime, laquelle soit dit en passant n'exclut aucun de ces derniers du genre humain (précisions-le avant qu'un antiraciste intolérant et hystérique ne bondisse !), est-elle comparable à celle distinguant un denisovien d'un sapiens ? Je peux me tromper, mais quelle communication scientifique a osé confirmer ou infirmer cela ? La morale niaise politiquement correcte ferait-t-elle encore des siennes, bridant l'information par dogme et idéologie ?

vendredi 5 décembre 2014

Aux lecteurs (2)

Afin de ne pas limiter l'accès à mon site à ceux qui souhaiteraient y mettre des commentaires sans pour autant être inscrits, c'est désormais possible.
Je le répète, la discussion, la critique, la controverse même participent de l'évolution.
Voilà ce qu'il y a de nouveau en ce qui concerne le contenant de ce blog.

En ce qui concerne le contenu, je tiens dans cet article à rappeler mon propos : toutes les infos sont à transmettre, sans édulcoration, sans tricherie, et toujours arguments à l'appui.
Bien des sites et des ouvrages évoquent et traitent des sujets similaires à ceux que mon blog et mon livre, Lumière sur les temps, abordent. Il me semble juste important de préciser qu'il faut prendre du recul dans toute analyse, recul qui permet une réflexion objective et éviter l'écueil d'un torrent d'informations glanées, retranscrites sans prendre la peine d'aller en vérifier l'authenticité auprès d'organismes ou d'institutions sérieuses.

J'espère ne jamais dévier de cette ligne de conduite que l'on peut qualifier de philosophique.

jeudi 4 décembre 2014

Tissint

Dans un article précédent, j'évoquais la théorie de John Brandenburg qui proposait l'idée que Mars ait été habitée avant qu'un cataclysme nucléaire n'en ravage la surface et n'irradie pour longtemps sa surface et son sol comme il est démontré (c'est d'ailleurs pour l'instant la seule certitude) par l'analyse effectuée par la NASA.
Depuis quelques jours, c'est la météorite Tissint, retrouvée au Maroc en 2011, qui livre des informations surprenantes sur notre planète voisine. 
En effet, il est établi qu'elle provient de Mars, et le plus fantastique est qu'elle contient des éléments organiques. Contrairement à d'autres météorites trouvées sur Terre après une chute remontant à des milliers voire des millions d'années et ayant très certainement été contaminées par les éléments environnants, Tissint a été recueillie quelques jours après l'impact, et les traces de ce qui semble avoir été un écoulement d'un fluide organique démontrent de par leur existence à l'intérieur de l'objet que nulle contamination ne peut être envisagée.
Mars commencerait-elle à nous livrer ses secrets ? Une chose est sure : il va falloir faire preuve du plus grand sang-froid et de mesure dans les déductions en passe d'être révélées. Bien trop de détracteurs de la cause exobiologique aboient par abus de cartésianisme académique tandis que bien trop d'adorateurs de paranormal et d'extraordinaire abondent en théories fumeuses et autres canulars qui desservent leur cause.

mercredi 3 décembre 2014

La machine d'Anticythère

L'énigmatique machine d'Anticythère serait encore plus vieille qu'on ne pensait


La célèbre machine d'Anticythère, considérée comme le plus vieux calculateur au monde (allant d'évènements cosmiques telles que les éclipses aux dates des jeux olympiques), serait, selon de nouvelles analyses, plus ancienne d'au moins 100 ans que ce que l'on estimait jusqu'à présent. En effet, les dernières analyses ont démontré qu'une éclipse remontant au 12 mai en 205 avant notre ère était prévue par le mécanisme. Les responsables de l'étude laissent entendre qu'elle pourrait être d'origine babylonienne plutôt que grecque.

A suivre, car comme bien souvent, chaque étude infirme la précédente...

La Russie pour l'exemple...

Les omissions et les mensonges de l'Histoire officielle, les mésinterprétations par excès de spécialisation (l'exemple le plus criant étant celui des égyptologues qui ne daignent pas s'entourer de techniciens, de géologues, d'ingénieurs civils, de chimistes et j'en passe et nous infligent des théories fumeuses élaborées derrière leur bureau), nous laissent entendre que les motifs pour lesquels ces entorses à la réalité ont été commises seront vraisemblablement les mêmes dans les siècles à venir.

Imaginons-nous en 2300 par exemple, qu'en sera-t-il-il de l'enseignement de l'histoire du début du XXIème siècle ? Peut-être même le XXème subira-t-il aussi une ou des réinterprétations de convenance, des zones d'ombre existant déjà soi dit en passant.

Durant presque 50 ans, eut lieu la Guerre froide, cette sombre et sourde tension entre les deux blocs constituant l'ordre mondial alors bicéphale, d'un côté l'Occident capitaliste de l'autre l'Est communiste, le tout sur fond de course massive à l'armement et aux technologies les plus brillantes. Deux idéologies opposées étaient à l'origine de cette guerre sans conflit direct, deux idéologies qui ont utilisé comme vecteurs d'expansion et de concurrence les ravages de la seconde guerre mondiale et la distribution arbitraire qui fut faite du Reich en Europe, puis l'indépendance de pays jusqu'alors colonisés en Afrique et en Asie, et l'enjeu stratégique que représentait l'Amérique du Sud.
Aujourd'hui, on assiste à de nouvelles tensions qui tendraient, si rien ne s'y oppose, à une nouvelle confrontation entre Est et Occident, avec pour variante des acteurs d'importance apparemment neutres tels que la Chine ou l'Inde mais dont on ne peut prédire la position, un bloc de l'Est seulement constitué par la Russie de Poutine, et le tout, prétendument à cause de la crise en Ukraine que l'Occident utilise comme prétexte pour isoler la Russie.
Or, voilà bien une aberration à l'échelle de l'histoire. La Russie d'aujourd'hui est plus puissante qu'on veut bien nous le laisser croire (industrie, technologie, ressources naturelles, influence,...) et l'Europe ainsi que quelques autres pays idéologiquement et politiquement satellitaires des USA ont très certainement tort non seulement de lui tourner le dos, mais plus encore d'inventer de ridicules sanctions en guise de condamnation d'une invasion de l'Ukraine par la Russie dont il faudrait peut-être s'assurer au préalable.
A ce stade de cet article, on peut d'ores et déjà prédire que les manuels scolaires de 2300 raconteront la magnifique prouesse d'une coalition occidentale, en tous cas, en Occident, car l'Histoire varie selon le lieu où on l'enseigne, et cette raison suffit à elle-seule à démontrer qu'il faut se méfier de l'Histoire officielle.
Penchons-nous maintenant sur les évènements des dernières années : la zone d'influence de la Russie s'étendait jusqu'en Syrie, Lybie, Iran. La succession de révolutions que l'on nomme le Printemps arabe n'aurait-elle eu finalement pour seul but que d'affaiblir le rival de l'Est ? Toutes les nations arabes ou du Moyen-Orient qui ont vu leurs Etats imploser sous le coup de révolutions plus ou moins violentes étaient régies par des dictateurs, mais ceux-là étaient laïcs et dans certains de ces pays, les minorités religieuses n'étaient pas en péril. Hussein, Kadhafi, Moubarak étaient certes des tyrans, mais très certainement pas des fanatiques religieux ; or, que voit-on aujourd'hui sourdre dans tous ces pays ? Un islamisme radical qui finalement, et c'est là le pied de nez terrible de l'histoire, va à l'encontre des projets occidentaux qui se sont toujours résumés à l'accès aux richesses naturelles. De la même façon qu'en Israël la raison originelle du conflit était notamment l'accès à l'eau, aujourd'hui on veut nous faire croire en une origine religieuse. La confrontation entre l'Islam et le judaïsme est en effet de mise aujourd'hui, mais en aucun cas ne fut à l'origine du bourbier qui ensevelit le Moyen-Orient depuis des décennies. C'est pourtant cela qu'on enseigne dans les écoles.
On nous dépeint Poutine comme un ogre violent désireux de reconstituer l'empire soviétique cherchant en l'occurrence à récupérer l'Ukraine après la Crimée, mais quelle légitimité, si ce n'est une simple concurrence, a donc l'Occident pour juger et sanctionner ? Amnesty International vient de révéler que plus de 70% des pays où la torture est pratiquée sont des pays dont l'économie, la défense et l'Etat sont subsidiés et assistés par les USA. L'Europe, elle, n'est pas en reste, et pas uniquement parce qu'elle suit servilement les USA pour des raisons économiques mais aussi parce qu'elle exerce illicitement un pouvoir politique et économique sur de nombreux pays notamment africains. De l'aveu de Jacques Chirac lui-même, la France a terriblement exploité l'Afrique, et notons que la France n'est pas le seul pays dans ce cas.
Enfin, il est un pays qui perturbe fantastiquement la donne, un pays tout récent, mais qui sert de caution quand il n'est pas l'instigateur, un pays dont l'influence est exacerbée par sa pluralité nationale, un pays qui veut être reconnu comme Etat religieux, Israël. Comment pouvons-nous sortir de cet imbroglio ? Dès l'instant où un peuple défend ses terres, il est légitime dans sa lutte, mais l'Histoire nous ayant été contée selon tant de versions, chacun a une conception différente, et pour couronner le tout, la cupidité cautionne toutes les exactions, les manipulations et les mensonges...

mardi 2 décembre 2014

Mars victime d'un cataclysme nucléaire ?

John Brandeburg, un physicien américain dont le cursus est tout simplement impressionant (cf sa biographie sur Astronomical Review, au bas de cet article), vient d'émettre fermement la théorie que la planète Mars a subi un cataclysme nucléaire s'appuyant sur certains éléments aujourd'hui disponibles tels que ceux produits par la sonde Mars Odyssey; Selon lui :
"La concentration élevée de xénon-129 dans l'atmosphère, la preuve de kypton-80 et l'abondance en excès d'uranium et de thorium à la surface de Mars, signifie que la surface a été apparemment le site d'évènement radiologiques majeurs, qui ont conduit à de grandes quantités d'isotopes et couvert la surface d'une fine couche de débris radioactifs".
Il va plus loin
en ajoutant :
"Une analyse des nouvelles images d'Odyssey, de Mars Reconnaissance Orbiter et de Mars Express montre aujourd'hui des preuves solides d'objets archéologiques érodés".

Qu'en penser ? Son seul cursus ne suffirait pas à dédouaner une ineptie, car ce n'est pas le premier ni le dernier grand scientifique capable d'affirmer des aberrations. Mais, si sa théorie n'était pas si inepte que cela ? 
Ses collègues qui ont investi le rôle de détracteurs reconnaissent la présence anormalement élevée d'éléments radio-actifs ou découlant d'une exposition massive à la radioactivité, mais affirme qu'ils sont très courants. Courants, oui, mais ils se gardent bien de dire que dans des proportions pareilles cela cesse d'être courant.
Par ailleurs, il est vrai que certaines photos diffusées par la NASA elle-même prêtent à confusion ou tout du moins suscitent la réflexion. Ci-dessous quelques-uns de ces clichés qui, mis à part ceux de l'étrange faisceau de lumière dont j'ai appris l'existence par les media, sont le fruit de mes propres recherches sur le site de la NASA :








Le seul problème éventuel de sa démonstration réside dans le fait qu'il affirme que deux civilisations existaient sur Mars, Cydonia et Utopia, et que celles-ci furent éradiquées par un cataclysme nucléaire provoqué par une troisième civilisation.
Comment démontrera-t-il l'existence de deux civilisations plutôt qu'une ou quinze ? Comment, de plus, expliquer la troisième, a priori exogène ? Par ailleurs, pour certains esprits trop enclins à l'académisme le plus aveugle, le simple fait que Brandenburg nomme les deux civilisations martiennes dénote son ineptie trop enthousiaste.

Il me semble que ce qu'il y a de plus judicieux à faire est d'attendre la publication de son travail, prévue bientôt dans la très sérieuse Journal of Cosmology and Astroparticle Physics, car il n'est rien de pire que de censurer les chercheurs...

 

John E. Brandenburg Ph.D.


John E. Brandenburg is a plasma physicist at Orbital Technologies in Madison Wisconsin, working on space plasma technologies and space propulsion. He also performed research on the MET(Microwave Electro-Thermal) plasma thruster for space propulsion,  Rocket Plume-Regolith Interactions on the Moon and Mars, Vortex theory of Rocket engine design,   and Kaluza-Klein theory of Field Unification for purposes of space propulsion.  He also performed an architecture study for a Human Mars Mission using solar electric propulsion.  Before coming to ORBITEC  he was performing research on air plasmas and plasma propulsion at Florida Space Institute. He is a pioneer in creating electrodeless atmospheric pressure plasmas in air using microwaves. Before this he was at The Aerospace Corporation, where one of his duties was as principle investigator of the MET propulsion project. Before coming to Aerospace corporation Dr. Brandenburg was a researcher at Research Support Instruments (RSI) where he specialized in making controlled laboratory plasmas for uses ranging from air plasmas for surface sterilization , Fusion research and  the MET thruster. He also worked as an independent consultant on Space Missile Defense, Directed Energy Weapons, and space rocket plume phenomenology, and also at Mission Research Corporation and Sandia National Laboratories on plasmas for controlled fusion and similar topics.
 
"La concentration élevée de xénon-129 dans l'atmosphère, la preuve de kypton-80 et l'abondance en excès d'uranium et de thorium à la surface de Mars, signifie que la surface a été apparemment le site d'évènement radiologiques majeurs, qui ont conduit à de grandes quantités d'isotopes et couvert la surface d'une fine couche de débris radioactifs"

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/mars/la-vie-sur-mars-aurait-ete-aneantie-par-une-guerre-nucleaire-selon-un-scientifique_art33937.html
Copyright © Gentside Découverte
"La concentration élevée de xénon-129 dans l'atmosphère, la preuve de kypton-80 et l'abondance en excès d'uranium et de thorium à la surface de Mars, signifie que la surface a été apparemment le site d'évènement radiologiques majeurs, qui ont conduit à de grandes quantités d'isotopes et couvert la surface d'une fine couche de débris radioactifs

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"La concentration élevée de xénon-129 dans l'atmosphère, la preuve de kypton-80 et l'abondance en excès d'uranium et de thorium à la surface de Mars, signifie que la surface a été apparemment le site d'évènement radiologiques majeurs, qui ont conduit à de grandes quantités d'isotopes et couvert la surface d'une fine couche de débris radioactifs

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lundi 1 décembre 2014

Aux lecteurs

S'il est assez grisant de voir que ce blog est consulté à travers le monde, et a priori suivi plus régulièrement par des internautes de Pologne, des Etats-Unis et d'Allemagne, plus frustrant est de ne pas connaître les sources d'intérêt voire de contentement ou de désaccord dont pourraient faire preuve mes lecteurs.

Aussi, je ne peux que vous inviter à rédiger des commentaires, car il est fréquent qu'une remarque critique (positive ou négative) occasionne une recherche complémentaire.

Pour finir, si vous suivez régulièrement mon site, n'hésitez pas et inscrivez-vous en tant que membre.

Colomb le Portugais ?

Ainsi que je l'évoque, plus en détail bien évidemment, dans mon ouvrage, Christophe Colomb (ou tout du moins l'homme dont l'identité officielle fut celle-là) n'était pas Gênois, et encore moins fils de tisserand.

Pour cet article, je me contenterai de quelques détails d'importance, qu'aucun historien ne conteste !

- Colomb vit au Portugal à partir de 1476 (peut-être avant, mais la jeunesse de Colomb est mystérieusement indéterminable).
- Il épouse Filipa Moniz en premières noces, de la noblesse portugaise, fille de Bartolomeu Perestrello d'origine vénitienne dont deux de ses autres enfants ont servi à la cour, frère d'armes de Joao Gonçalves Zarco, chevalier de l'Ordre du Christ (l'ordre qui se substitua à celui du Temple au Portugal grâce au roi Dinis 1er (1261-1325) qui s'opposa à l'éradication décidée en 1312 des Templiers  qui tant avaient oeuvré pour la Reconquête. Quel royaume d'alors aurait accepté qu'un fils de tisserand épouse une femme de haut-rang ?
- Son frère, Barthélémy (en français), réside et travaille comme cartographe au Portugal.
- Le pape, Alexandre VI, d’origine espagnole, orthographie son nom de telle façon qu'il en dénonce l'origine portugaise (cf Lumière sur les Temps, p.26)
- De retour de son premier voyage, Colomb accoste en Europe, tout d’abord à... Lisbonne, et informe en premier lieu de son périple le roi Dom Joao II et non ses financiers Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon !
Notons, pour en finir avec cette hypothèse, qu’il n’y a rien d’exceptionnel à croire en la nationalité portugaise de Colomb en une époque où la plupart des découvreurs était issue de ce royaume.


Ainsi, ces détails contestés par aucun historien n'ont pour aucun de ces derniers été abordés dans leur ensemble afin de procéder à un recoupement, et de là, en déduire des théories solides et non celles fondées sur des documents que l'on sait faux ou falsifiés.

Le concept du Village

J'ai revu avec grand plaisir, hier soir, le film Le Village du réalisateur M. Night Shyamalan que j'apprécie particulièrement. 

Il y est question, - outre une intrigue faussement fantastique (ceux qui l'ont vu me comprendront) bien imaginée, - d'une société retirée du monde, constituée à l'origine par un groupe d'hommes et de femmes que la violence des villes a poussé à imaginer créer un havre de paix dans lequel des valeurs primordiales telles que l'honnêteté, la loyauté, l'innocence, l'amour, le refus du matérialisme avilissant seraient les bases de leur règle de vie. L'intrigue du film se situe deux générations plus tard, alors que la petite société vit à la façon d'un village du XIXème siècle.

Ce concept m'a logiquement fait penser à ces civilisations qui se sont évanouies sans que l'on y trouve une explication de nos jours, à l'instar des Mayas ou d'autres peuples des Amériques avant l'arrivée des Européens, ou bien des habitants de Gobekli Tepe ayant enseveli délibérément leur cité 4000 ans après sa fondation.
La question que je me pose est donc la suivante : et si ces sociétés disparues s'étaient évanouies par la décision d'une élite la constituant pour partie ? Un groupe d'hommes et de femmes aurait-il pris la décision de tout arrêter pour recommencer ailleurs et autrement, selon un cycle indéterminé ou sous le coup d'un évènement important, recommençant presqu'à zéro, le groupe décisionnaire étant seul récipiendaire du niveau de connaissances atteint par leur défunte société ?
Cela éluciderait bien des mystères, étaierait la légitimité des mythes qui semblent se transmettre sur des millénaires, expliquerait pourquoi certaines civilisations ne se sont pas développées autant qu'elles auraient dû sur de longues périodes...

dimanche 30 novembre 2014

La naissance de l'art marchand

L'Art, de nos jours, ne remporterait pas les suffrages de la plupart des grands maîtres d'autrefois, pas plus que de leurs mécènes ou simples admirateurs.
Quelques anecdotes me confortent en ce sens : dans une illustre galerie new-yorkaise, la femme de ménage crut bon de nettoyer le sol jonché de détritus (papiers, canettes,...) et de jeter le tout à la poubelle. Le lendemain matin, le galeriste et ses affidés tremblèrent à la vue de ce qu'ils considérèrent comme un massacre ; la femme de ménage avait détruit une "œuvre" estimée à 10.000 dollars !
Œuvre d'Aelita Andre
Je prendrai pour autre exemple le cas suivant : une fillette australienne, Aelita Andre, réalise des œuvres d'art abstrait et les vend des milliers de dollars. La petite aime les couleurs, manipuler la matière, jouer des textures, et s'affranchir des méthodes traditionnelles usant pour outils pinceaux ou spatules. Qu'en est-il du résultat ? De l'art abstrait, que la petite, avec toute son insouciance et surtout son honnêteté, nous décrit comme étant un oiseau qui vole au-dessus d'un personnage zoomorphe ou anthropomorphe (la distinction n'a guère d'importance en l'occurrence) lorsqu'elle désigne de son petit doigt quelques taches et bavures, bien loin, soit dit en passant, de l'interprétation qu'en auraient fait les galeristes et autres critiques.



En résumé, il ne me semble pas imprudent d'affirmer qu'un problème de taille se pose lorsque le travail d'un artiste a été réalisé à des fins totalement différentes que celles pour lesquelles elles sont accueillies par l'esprit critique du spectateur, et qu'on ne me dise pas qu'une femme de ménage en est forcément dénué, car cela serait de la malhonnêteté crasse doublée d'un mépris formidable pour la plèbe béotienne.
Ces deux cas sont cependant différents. Dans le premier, la forfaiture et la fumisterie sont manifestes, d'autant qu'aucune transformation de la matière première n'a eu lieu, et le simple fait de poser des détritus sur le sol, même dans un périmètre donné, n'ouvre comme perspective que de donner la possibilité aux commentateurs de l'œuvre de l'interpréter comme bon leur semble. Dans le second, la fillette tente de réaliser quelque chose, selon ses critères, et le seul reproche que l'on soit en droit d'opposer est l'hypocrisie cupide qui mercantilise ce genre de réalisations et leurs auteurs.
Une chose est sure : la fillette ne saurait réaliser du Velázquez, du Courbet, du Bosch ou du Dali. Le pseudo artiste newyorkais, lui, aurait beaucoup à apprendre de la fillette.

Le propos de mon article n'est pas de poser en critique d'art que d'aucuns jugeront réactionnaire, mais de démontrer que l'art, tel qu'on l'entend aujourd'hui, échappe aux paramètres autrefois requis, et je ne fais pas référence à une prétendue nécessité du figuratif. Bosch, c'est du grand art, et pourtant le réalisme n'est pas de mise dans son œuvre. Dali, c'est la réalité transcendée, mais l'homme savait dessiner le modèle qu'il sublime

Afin de replacer dans le temps le moment où l'art a basculé, on peut aisément le situer au début du XXème siècle, vers les années 20, lorsque certains marchands d'art (notez bien le terme marchands) ont entrepris de constituer leurs expositions, leurs collections, leurs fonds de commerce avec les œuvres d'artistes inconnus, lesquels, dès que le succès est arrivé faute d'offre meilleure et grâce à d'expertes compétences commerciales des marchands, furent suivis par d'autres inconnus, produisant pour la plupart ce que l'on désigne désormais comme de l'art abstrait, ou du cubisme, du futurisme, du surréalisme un peu plus tard. Ainsi, grâce à des marchands tels que Rosenberg, pour ne citer que l'un des plus influents sur la place parisienne, l'art commença d'être évalué non par sa qualité intrinsèque mais par son exclusive interprétation extrinsèque, ouvrant la porte à toutes les dérives...

jeudi 27 novembre 2014

Entre 12000 et 9000 ans en arrière...

Jacques Bergier, co-auteur du Matin des Magiciens, dans l'un de ses livres dont je suis loin de partager toutes les théories (Les Extraterrestres dans l'Histoire), émet une idée qui me semble tout à fait intéressante. 
En effet, il évoque nos ancêtres de la proto-histoire comme étant des gens plus évolués que prévu (ce qui commence à se généraliser dans les sphères scientifiques), dont l'essor civilisationnel aurait dû s'épanouir bien plus au cours des millénaires à l'inverse de ce qui semble s'être passé, la civilisation ne "recommençant" son évolution qu'en Mésopotamie. Il envisage donc, afin d'expliquer ce passage à vide troublant, un cataclysme ayant renvoyé l'humanité des siècles voire plus dans son passé technique, scientifique,... Le Déluge est évidemment suggéré parmi quelques catastrophes planétaires susceptibles d'un tel effondrement.

Or, il semblerait bien que quelque chose s'est passé entre 12000 et 9000 ans en arrière. Les mythes, la géologie, la glaciologie, l'océanographie, l'archéologie et j'en passe parmi tant d'autres disciplines rigoureuses et reconnues attestent de chambardements cataclysmiques en ces temps pas si reculés que ça....

mardi 25 novembre 2014

Un ancêtre de plus en Espagne...

Ci-dessous, le lien vers un article de la rubrique Science du New York Times de décembre 2013.
Afin de vous donner un avant-goût, l'article rapporte la découverte d'ossements d'hominidés datant de 400.000 ans, trouvés en Espagne. L'analyse de l'ADN d'ossements aussi anciens rendue possible depuis quelques années, grâce notamment à l'Institut Planck de Leipzig, démontre qu'il ne s'agit pas d'un Homo Sapiens, ni d'un Néandertal, ni même d'un homme de Denisova.
Plusieurs espèces d'hominidés ont bel et bien cohabité sur notre planète, et outre le fait que cela remet en cause la théorie linéaire darwinienne, cela renvoie l'Histoire de l'humanité des centaines de milliers d'années voire des millions plus loin dans le temps qu'admis actuellement !...

http://www.nytimes.com/2013/12/05/science/at-400000-years-oldest-human-dna-yet-found-raises-new-mysteries.html?ref=science&_r=1&

lundi 24 novembre 2014

L'univers avant le circuit électrique

En 2009, la sonde Herschel de l'ESA fut envoyée dans l'espace, à 1,5 millions de kilomètres, côté opposé au soleil, car l'idée était de permettre à son télescope de réaliser des observations sur une  gamme du spectre lumineux, qui va de l’infrarouge aux longueurs d’onde submillimétriques, (...)encore peu explorée car inaccessible du sol. Cela nécessite non seulement de refroidir l’instrument à des températures cryogéniques, mais aussi de refroidir le télescope. Herschel a eu des prédécesseurs comme le satellite européen ISO1, plus récemment l’américain Spitzer. Mais la grande nouveauté avec Herschel, c’est son télescope de 3,5 m de diamètre, qui est le plus grand jamais réalisé pour une application spatiale. (source CNES)
Les clichés que la sonde a renvoyé sur Terre sont tout simplement prodigieux, à l'instar de celui ci-dessous, où une chaîne de production d'étoiles dans la constellation du Petit Renard :

Chaîne de production d'étoiles dans la constellation du Petit Renard. Crédits: ESA/Hi-GAL Consortium.
Source CNES

Lancée en 1997 par la NASA, la sonde Cassini-Huygens avait pour but d'observer Saturne et ses lunes. Toujours en activité, ses clichés sont prodigieux :

Les éruptions d’Encelade
Source CNES

Les éruptions d’Encelade

8 août 2011
Cette image a été prise par la sonde Cassini, le 25 décembre 2009. Le Soleil fait apparaître 4 puissants jets de matière, au pôle Sud de l’astre, qui pourraient s’apparenter à des geysers terrestres.
Encelade, l’un des 62 satellites naturels de Saturne, le 6e par la taille, pourrait abriter de l’eau liquide sous sa surface. Elle s’échapperait par endroits sous forme de vapeur d’eau mélangée à des sels au rythme de 250 kg/sec.
Sur cette image réalisée à 617 000 km de distance, chaque pixel représente 4 km. Encelade tourne autour de Saturne au sein de l’anneau le plus externe et le plus ténu de tous, appelé anneau E. Ce dernier serait alimenté en permanence en particules grâce aux « éruptions volcaniques » actuelles (ou récentes) d’Encelade.
Le satellite européen Herschel a montré que 3 à 5 % de cette eau tombait dans l’atmosphère de Saturne. Cette découverte a enfin permis d’élucider l’abondance anormale de l’eau dans les nuages de Saturne. C’est la 1ere fois que l’on met en évidence la contamination d’une planète par l’une de ses lunes.
Encelade est un des 4 seuls objets du système solaire (avec les satellites Io de Jupiter, Triton de Neptune et la Terre) sur lesquels des éruptions ou des éjections de matière ont pu être directement observées. (source CNES)

Ou bien ce cliché de Téthys où l'on distingue aisément l'énorme cratère d'impact nommé Odysseus :

 The Great Basin
Source NASA

Ou bien encore Mimas exposant les stigmates d'un impact similaire à celui de Téthys, ici vue par le profil des sommets des remparts du cratère l'ayant déformée et aplatie, cratère qui porte le nom de Herschel :

Mimas, lune aplatie
Source CNES
Quel media de grande diffusion nous a retransmis ces clichés ? Combien de professeurs en ont fait état à leurs élèves ? Je ne me fais pas d'illusion, hélas ! L'astronomie, la cosmologie, l'astrophysique sont des sciences peu abordées.
Une étude fut réalisée par des chercheurs anglais récemment, portant sur les raisons du désamour des étudiants envers la physique et plus précisément des étudiantes. L'opposition garçon-fille n'était pas, à mon sens, le plus probant dans les résultats annoncés, mais ce qui en ressortit fut, et applicable aux deux sexes - ce qui est bien plus intéressant -, qu'il était indéniable que la physique était mal abordée dès le départ au collège, et qu'au lieu de tenter de démontrer comment fonctionne un petit et ridicule circuit électrique à l'aide d'une pile de 9 volts, il vaudrait mieux inverser la tendance et la progression pédagogique en commençant par expliquer les lois physiques de l'univers. De l'infiniment grand au plus petit et non l'inverse. Je suis intimement convaincu que cela créerait des engouements et des aptitudes scientifiques plus nombreux.

Un historien en proie aux media

J'ai regardé récemment la rediffusion sur internet d'un passage d'une émission dans laquelle l'historien Franck Ferrand était interviewé. Il s'agit d'un historien qui a pour habitude d'aller à contre-courant de l'histoire établie, et ses deux derniers ouvrages l'attestent : le premier a pour propos de dénoncer la supercherie d'Alésia, qui ne se trouve pas, selon lui, en Bourgogne mais dans le Jura, dénonçant par la même occasion le mercantilisme autour du site touristique financé par des fonds publics ; le second nous montre un François 1er bien moins brillant que ce que les historiens veulent bien nous faire croire.
Ce genre de personnage me plait, j'en conviens, d'autant que la façon dont il se fait conspuer par le  journaliste pseudo-omniscient très vantard me confirme que les media sont à la botte de lobbies. Le journaliste en question s'adresse avec mépris et moquerie à l'historien, lui affirmant, en résumé, qu'il a tort, qu'il fait de l'histoire-spectacle, avec pour seul argument que la plupart des spécialistes sont d'accord les uns avec les autres et ne partagent pas les théories de son invité.
Quelle maîtrise du sujet, quel argumentaire, quelle ouverture d'esprit ! Ce qui me chagrine, c'est que le journaliste en question est très écouté sur les ondes et depuis quelques années à la télévision.
Vous auriez beau lui démontrer par des preuves irréfutables une vérité non-encore admise par les collèges académiques, lui rappeler que ce genre d'affaires est arrivé des centaines de fois dans l'histoire, cet homme a une telle notion de ses compétences et paradoxalement de l'impossibilité pour lui de rencontrer quelqu'un capable de révolutionner quoi que ce soit qu'il refuserait la vérité la plus criante.
Des gens que je connais n'achèteront pas mon livre, non pas parce que cela ne les intéresse pas, car ils pourraient tout à fait s'offrir un livre avec le même sujet et le même texte oserai-je dire, mais à la seule condition qu'il s'agisse d'un auteur ne faisant pas partie de leur entourage. Ainsi, contradictoirement, il existe une défiance des gens à l'égard de leur entourage, défiance sourde qui réfute toute possibilité qu'un de leurs proches sorte du lot. Serait-ce une forme de complexe d'infériorité déporté ? Le journaliste mentionné plus haut doit en souffrir violemment...

dimanche 23 novembre 2014

Pluton et planètes naines, science et media

Je fais partie de ceux qui regrettent le déclassement de Pluton en planète naine. En 2006, l'Union Astronomique Internationale en décida ainsi, invoquant que la neuvième planète de notre système solaire ne répondait pas à un des cinq critères requis pour mériter le statut de planète, en l'occurrence de n'avoir pas su "nettoyer" son proche voisinage, son satellite Charon n'étant pas à proprement parler un satellite car les deux planètes naines (car c'est ainsi qu'on les nomment désormais) orbitent autour du même point extérieur aux deux objets.

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa découverte, l'année précédente, d'Eris (et son satellite Dysnomie), 3 fois plus éloignée du soleil que Pluton, faisant ainsi partie de la Ceinture de Kuiper, cette ceinture que l'on ne croyait constituée que d'astéroïdes biscornus au-delà de l'orbite de Pluton autour de notre étoile, étaya la décision de l'UAI quant au déclassement. Eris est plus grande que Pluton et une dixième planète n'était pas du goût de certains décideurs de l'institution ; si Eris, plus grande, se voyait refuser le titre de planète, il fallait déclasser Pluton.
De plus, au début du siècle, d'autres planétoïdes furent découverts, de taille honorable, presque aussi grands que Pluton : Sedna, Haumea (qui n'est pas sphérique), Makemake, Quaoar, Orcus, toutes faisant partie de la Ceinture de Kuiper. Trop de postulantes !

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsRappelons qu'une planète naine, du nom de Cérès, est, elle, connue depuis le début du 19ème siècle, et se trouve bien plus proche de nous puisque évoluant entre Mars et Jupiter, dans la ceinture d'astéroïdes que l'on nomme la ceinture principale.




Bref, mon propos dans cet article est principalement de lister ces corps célestes remarquables dont la notoriété est quasi nulle. Au vu de la relative proximité de Cérès et de la taille d'Eris, ces deux dernières mériteraient, il me semble, un peu plus de considération, mais, et c'est là mon second motif pour la rédaction de cet article, à force de tergiverser, de confirmer pour infirmer dans la foulée, l'UAI dessert, il me semble, l'engouement que le système solaire et plus globalement l'univers seraient en droit de susciter.
Ces derniers jours, tout le monde est ébahi par la prouesse de Rosetta et de son robot Philae, et c'est louable, mais il y a fort à parier que les résultats d'analyse qui découleront du travail de la sonde et de son robot ne feront pas les grands titres des media. Ceux-là encensent les prouesses de l'homme mais négligent les merveilles bien plus déconcertantes encore de la nature.

jeudi 20 novembre 2014

Biskupin, Pologne

Tout le monde ou presque se fait une idée de ce à quoi ressemblait les cités romaines voire les grecques qui les ont précédées de peu, mais rares sont les personnes qui se font une représentation de ce que pouvait être une cité 800 ans avant JC. 
Dans la réserve archéologique de Biskupin, en Pologne,  se déroule un chantier de longue haleine et dont l'objectif est fascinant.
Sur les vestiges d'un village néolithique découvert en 1933, les responsables de l'open Museum de Biskupin ont entrepris la reconstruction de la cité de l'âge de fer à l'identique en utilisant les mêmes procédés et les mêmes outils que leurs ancêtres.
Le résultat est grandiose et impressionnant. Aujourd'hui, on peut revoir la cité de Biskupin, comptant à l'origine un millier d'âmes selon les estimations des spécialistes, ses rues pavées de bois, ses murs d'enceinte épais de 3 à 4 mètres et s'élevant à 6 mètres de haut.
Plus étrange est le fait que la cité fut abandonnée au VIème avant JC. La théorie la plus plausible est que les villageois ont laissé leur cité à cause de la crue du lac. Comme bien souvent, la nature et ses manifestations géologiques brutales se sont imposées aux habitats de l'homme...
Le lien vers le site officiel du museum :
http://www.biskupin.pl/asp/en_start.asp?typ=13&menu=143&strona=1&m=10&nazwa=303&schemat=0
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