Combien de mystifications jalonnent notre connaissance du passé du monde, et surtout combien de non-dits dont la révélation dépasserait l’entendement et ébranlerait l’histoire telle qu’elle nous est contée !

Notre planète nous expose les stigmates d’un passé bien plus riche que celui dépeint par les institutions censées transmettre et diffuser le savoir.

Lumière sur les Temps a pour objectif de jeter un coup de projecteur sur des zones d’ombre de l’histoire non explorées par malveillance, incurie, idéologie ou frilosité.

mardi 24 février 2015

Nouvelle étude paléo

Source : CNRS

18 février 2015

L'ensemble des ruminants européens a disparu il y a 24,5 millions d'années à la suite d'un important changement climatique


Une étude publiée aujourd'hui dans la revue PLOS ONE et menée par un chercheur du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P - Muséum national d'Histoire naturelle/ CNRS/ UPMC) met en évidence l'impact catastrophique d'un changement climatique passé sur les faunes européennes de ruminants. Un réchauffement climatique et des changements environnementaux survenus il y a environ 24,5 millions d'années ont provoqué le remplacement de l'intégralité de la faune de ruminants préexistante par des migrants venus d'Asie.

Lien vers le communiqué de presse du CNRS :

http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cp_mnhn_mennecart_18022015.pdf

Avancées astrophysiques

Comme hélas trop souvent (d'où l'une des raisons de mon blog http://mediamasq.blogspot.fr/), les mass media ne nous retransmettent que rarement les résultats d'études scientifiques de haut vol, pas que les découvertes parfois étourdissantes de la science.
C'est l'un des objectifs de http://lumieresurlestemps.blogspot.fr/, et je m'attèlerai régulièrement à diffuser le maximum d'informations sur ce vaste champ de recherches. Il m'arrivera d'en faire du copié-collé, mais avec la meilleure des intentions.

Source : CEA, le 5 février 2015


Images de la polarisation de l’émission synchrotron. Les couleurs indiquent l’intensité de l’émission. La texture de l’image reflète la polarisation de l’émission. Là où elle est régulière, elle montre l’orientation du champ magnétique. Ailleurs l’information représentée sur l’image est plus complexe à analyser. Les motifs irréguliers sont associés à des changements de la direction du champ magnétique. (c) ESA/collaboration Planck/M.-A. Miville-Deschênes/CNRSPlanck - Carte de tout le ciel (c) ESA - collaboration Planck/E. Hivon/CNRS

La collaboration Planck, qui implique notamment le CNRS, le CEA, le CNES et plusieurs universités et établissements français, révèle à partir d’aujourd’hui des données issues des quatre années d’observation du satellite Planck de l’Agence spatiale européenne (ESA). La mission Planck est dédiée à l’étude du rayonnement fossile, l’écho lumineux du Big-Bang. Les mesures, faites dans neuf bandes de fréquence, permettent de construire des cartes de la température du ciel mais aussi de sa polarisation, qui nous donne des informations supplémentaires à la fois sur l'Univers très jeune (âgé de 380 000 ans) et sur le champ magnétique de notre Galaxie. Ces données et les articles associés sont soumis à la revue Astronomy & Astrophysics et sont disponibles sur le site web de l’ESA. Des informations qui permettront notamment de mieux déterminer le contenu en matière et en énergie de l’Univers, l’époque de la naissance des premières étoiles ainsi que le taux actuel d'expansion de l'espace.
 De 2009 à 2013, le satellite Planck de l’ESA a observé le rayonnement fossile, la plus ancienne image de l’Univers. L’héritage légué par ce projet inclut de très nombreuses données uniques et essentielles pour plusieurs domaines de l’astrophysique. Citons entre autres la carte de l’émission polarisée de la poussière interstellaire ainsi qu’un catalogue de 13188 nuages denses et froids de notre Galaxie et de 1653 amas de galaxies détectés par leur interaction avec le rayonnement fossile, mais aussi des informations sur la façon dont la matière s'est peu à peu concentrée lors des dix derniers milliards d'années et, enfin et surtout, la carte de ce rayonnement fossile sur tout le ciel. Cet outil permet aux chercheurs de visualiser la distribution de matière 380 000 ans après le Big Bang. Grâce à ces données, nos connaissances sur l’Univers jeune deviennent dynamiques et permettent d’explorer tous les rouages du modèle cosmologique.

Ces nouvelles données ont permis de déterminer de façon précise le contenu matériel de l'Univers :
  • 4,9% de son énergie aujourd’hui est composé de matière ordinaire,
  • 25,9% de matière noire, dont la nature reste inconnue,
  • 69,2% d'une autre forme d'énergie, distincte de la matière noire et dont la nature précise est plus mystérieuse.
On sait également mieux déterminer l’époque de la naissance des premières étoiles, qui est désormais estimé aux alentours de 550 millions d’années après le Big Bang. Enfin, grâce à ces données d’une très grande précision, les chercheurs ont pu évaluer le taux actuel d'expansion de l'espace, ce qui conduit à estimer l’âge de l’Univers à 13,77 milliards d'années.
Mais ce qui a considérablement augmenté avec les données relatives à la polarisation du rayonnement fossile, c’est la capacité des cosmologistes à tester un certain nombre d'hypothèses qu'ils font sur l'Univers, que ce soit en rapport avec les lois physiques qui le régissent ou les propriétés de ses constituants (neutrinos et matière noire par exemple). Le nouveau catalogue d'amas de galaxies a en outre permis d'affiner les paramètres cosmologiques régissant la formation des structures dans l'Univers, comme la masse des neutrinos et l'époque de réionisation. Aujourd’hui, ces données fournissent aux chercheurs du monde entier une base particulièrement solide pour explorer les époques les plus anciennes proches du Big Bang. En particulier, le phénomène appelé inflation cosmique qui, vraisemblablement, a transformé l’Univers initialement peut-être très chaotique en un milieu relativement homogène mais parsemé de minuscules fluctuations de densité qui permettront plus tard aux galaxies de se former.


L’espace interstellaire de notre Galaxie n’est pas vide. Il contient du gaz et de minuscules grains de poussière : la matière dont notre Galaxie dispose pour former de nouvelles étoiles et leurs planètes. La poussière interstellaire rayonne aux longueurs d’onde d’observation du satellite Planck. Comme la Terre ou le Soleil, l’espace interstellaire est parcouru par un champ magnétique. La force magnétique tend à aligner les grains, ce qui polarise leur rayonnement. Planck a mesuré pour la première fois cette polarisation sur l’ensemble du ciel.
La découverte du magnétisme de notre Galaxie est liée à celle des rayons cosmiques. Sans le champ magnétique, ces particules, accélérées par les supernovæ à des vitesses proches de la vitesse de la lumière, quitteraient rapidement la Galaxie. La force magnétique les retient. Le champ magnétique est lui tenu par la matière interstellaire. La matière, le champ magnétique et les rayons cosmiques constituent un ensemble dynamique : ils agissent en interaction les uns avec les autres. L'importance du champ magnétique dans ce trio est avérée depuis longtemps, mais les observations dont nous disposons pour l’étudier sont encore trop fragmentaires. Les astrophysiciens cherchent depuis longtemps à comprendre comment la gravité se joue du champ magnétique pour initier la formation des étoiles.
 La mission Planck révèle aujourd’hui deux cartes inédites de la polarisation du ciel : une de l’émission synchrotron des électrons du rayonnement cosmique et une de l’émission de la poussière interstellaire. Les données révèlent la structure du champ magnétique Galactique avec des détails sans précédent. La polarisation de l’émission synchrotron, comme celle de la poussière, indique la direction du champ magnétique. L’interprétation des observations est complexe car nous n’avons accès qu’à une projection d’une structure qui par essence est en trois dimensions. Les données doivent être confrontées à des modèles et des simulations numériques pour comprendre l’interaction entre matière et champ magnétique. Ce travail a déjà commencé au sein du consortium Planck mais il reste beaucoup à faire tant les données sont denses en information.

Lien vers le site grand public de Planck :
 http://public.planck.fr/

samedi 21 février 2015

Peregrinaçao

 Pérégrination est l'œuvre gigantesque de Fernao Mendes Pinto, écrivain et aventurier portugais du XVIème siècle. Il y relate notamment ses aventures aux Indes, avec une profusion de détails sur une civilisation d'une richesse déconcertante.
Bien que d'aucuns s'accordent à reprocher à Mendes Pinto sa propension à l'exagération, le document demeure une source prodigieuse d'informations authentiques sur la grande aventure des Portugais aux Indes.
Au chapitre 164 , alors que le narrateur se trouve dans la région des Brama, un religieux bouddhiste lui confie, ainsi qu'à ses huit autres compatriotes, le récit de la création du monde. Et il est fort intéressant de noter les similitudes avec la Genèse. Adam est Ada, et Eve est Bazagom. Tous deux vivent heureux dans le jardin que Dieu leur offrit pour résidence, jusqu'à ce que le démon ne les convainque de goûter au fruit défendu dont les vertus sont telles que celui qui le mange accède au savoir et à la puissance divins. Bien sûr, Dieu les chassera de leur Eden pour leur geste. Mendes Pinto relate plus loin que le religieux bouddhiste évoque également une histoire de Déluge, découlant du courroux divin suscité par le comportement vil des humains, dont n'échappera qu'un couple dans une maison faite de bois. L'humanité tout entière descendra de ces deux-là.
Que les mythes se ressemblent partout dans le monde est fascinant, mais, comme nous l'avons déjà vu dans d'autres articles ainsi que dans mon ouvrage Lumière sur les Temps, plus courant qu'on ne le pense.
Il faut noter que Louis de Jaucourt, dans le volume 16 de L'Encyclopédie de 1751 considère que Mendes Pinto invente totalement toutes ses péripéties dans ces terres de Brama, et que les noms-mêmes des lieux ne sont qu'invention. On peut le croire, en effet, sans que cela ne remette en cause la réalité des voyages tumultueux de Mendes Pinto cependant, car il fut réellement de l'aventure. Mais dans ce cas, pourquoi prêter aux bouddhistes des croyances pareilles ? Quel pouvait être le message de Mendes Pinto, quelle intention ? Je miserai plutôt sur l'authenticité des coïncidences mythiques, accordant à Jaucourt la possible affabulation quant aux coutumes et aux faits et gestes des peuples visités dans les chapitres concernés.

mercredi 18 février 2015

Reconquista et conquista méconnue

L'invasion de la péninsule ibérique par les Maures est chose connue de tous, et la reconquête des territoires (la Reconquista) l'est tout autant. On connaît cependant plus les évènements ayant eu lieu en Espagne, peut-être parce que plus étirés dans le temps, la reprise de Grenade n'ayant eu lieu qu'en 1492, date ô combien célèbre pour un autre évènement ! Dans cet article, je souhaitais évoquer la reconquête portugaise, qui commença dès le IXème siècle et se termina au XIIIème, puis s'ensuivit sur quelques siècles encore d'une contre-offensive portugaise sur les terres du Maghreb.
Quelques autres dates s'immisceront dans la liste ci-dessous afin de resituer au mieux les évènements :


711 : invasion musulmane de la péninsule ibérique.

713 : destruction par les Musulmans de la cité d'Egitânia (actuelle Idanha-a-Velha) fondée par les Romains.

715-716 : Conimbriga (future Coimbra) se rend sans résistance.

740-742 : révolte des Berbères cantonnés dans la péninsule.

778 : Charlemagne en Espagne. Roncevaux.

809 : les Arabes perdent définitivement le large territoire au nord de l'Ebre.

868 : reconquête de Porto.

955 : Ordonho III, roi de Léon, des Asturies et de Galice attaque Lisbonne contre les Maures.

997 : après une campagne de 10 ans, Almanzor, le gouverneur Maure, rase Saint Jacques de Compostelle.

1057 : Lamego (au nord du Portugal) est définitivement libérée.

1058 : Viseu (au nord) est définitivement libérée.

1064 : Coimbra est reprise au Maures.

1094 : Raymond de Bourgogne, cousin du père du futur premier roi de Portugal, est défait par les Almoravides.

1095-1096 : constitution du Comté de Portucale. A sa tête, Henri de Bourgogne.

1108-1109 : naissance de Afonso Henriques (futur premier roi de Portugal), fils d'Henri de Bourgogne.



Afonso Henriques

1110 : Santarém (à environ 70 kms au nord de Lisbonne) retombe aux mains des Arabes.

1111 : reprise de Santarém.

1117 : siège de Coimbra par les Maures. La ville résiste.

1122 : Afonso Henriques, Infant encore,  s'arme de lui-même chevalier en la cathédrale de Zamora (Espagne).

1126 : premières tensions réelles entre l'Espagne et le Portugal dans le cadre de la possession du territoire.

1128 : première indication de la présence de l'Ordre des Templiers par la donation des terres et du château de Soure (Portugal) par D.Teresa, la mère de Afonso Henriques.

Croix templière

1130 : Afonso Henriques envahit la Galice (contre sa mère, Teresa).
           Etablissement de l'Ordre des Hospitaliers dans le comté de Portucale.


Croix hospitalière

1139 : Afonso Henriques est pour la première fois officiellement signalé en tant que roi.
           Importante bataille de Ourique contre les Maures. Le Portugal sort vainqueur dans ces terres au sud de Lisbonne.

1140 : Afonso Henriques octroie des privilèges aux Hospitaliers.
           Il tente la prise de Lisbonne.

1144 : établissement des Cisterciens.

1145 : reconquête de Leiria (70 kms au nord de Lisbonne)

1147 : Prise de Santarém.
           En provenance du port anglais de Dartmouth, une flotte de 200 voiles entre dans la rade du Douro (Porto) constituée de Croisés.
          A la demande du roi Afonso Henriques, cette armée entame le siège de Lisbonne.
          Après cinq mois de siège, les Maures capitulent (octobre).
          Conquête de Almada et de Palmela (environs de Lisbonne).

1151 : Afonso Henriques ne parvient pas à reconquérir Alcacér do Sal (90 kms au sud de Lisbonne)

1157 : nouvelle tentative.

1158 : prise d'Alcacer do Sal.

1159 : le château de Cera (Tomar) est donné aux Templiers.
           Conquête de Beja et d'Evora (provinces du bas et haut Alentejo, la grande région des plaines au sud de Lisbonne)

1160 : donation de Vila Verde à des colons francs.
           début de la construction du château de Tomar par les Templiers.

1161 : Evora, Beja et Alcacer retombent aux mains des Maures.

1162 : Reconquête de Beja.

1165 : Reconquête d'Evora.

1166 : conquête de Serpa et de Moura.
           l'Ordre de Calatrava s'établit au Portugal.
Ordre de Calatrava
Croix de l'Ordre de Calatrava

1168 : Gérald sans Peur (l'un des chevaliers du roi les plus craints par l'ennemi) entre dans Badajoz (actuellement en Espagne, à la frontière avec le Portugal). Connu pour son courage et ses méthodes peu orthodoxes (invasions nocturnes). Afonso Henriques est blessé à Badajoz.

1169 : Gérald sans Peur prend Badajoz.

1172 : L'Ordre de Santiago (St Jacques) reçoit le château de Arruda.

1178 : D.Sancho (fils du roi et héritier du trône) procède à une razzia en Andalousie.

1184 : grande offensive maure qui fait reculer les Portugais jusqu'au Tage (fleuve dont l'embouchure se situe à Lisbonne).

1185 : Mort de Afonso Henriques. Sancho 1er monte sur le trône.

1190 : grande invasion musulmane.
           ils attaquent Almada (de l'autre côté de l'estuaire du Tage, face à Lisbonne)
          Gualdim Pais, Grand Maître de l'Ordre des templiers au Portugal défend le château de Tomar contre les Maures.

1191 : Alcacer retombe aux mains des Maures.

1194 : Sancho 1er donne des terres aux Hospitaliers qui y édifieront le château de Belver.

1198 : Sancho 1er donne des terres (Açafa) aux Templiers.

1211 : Salvaterra, le château de l'Ordre de Calatrava tombe aux mains des Almoades.

1217 : conquête définitive d'Alcacer.
           premier monastère dominicain fondé au Portugal
          Saint François envoie ses frères dans le monde

1219 : cinq franciscains partent vers le Maroc. Ils seront plus tard désignés comme les Saints Martyrs du Maroc.

1220 : Saint Antoine de Lisbonne (ou de Padoue selon, mais c'est bien le même) part pour le Maroc.

1267 : après une reconquête émaillée d'âpres batailles, la dynastie Almoade disparaît. Certains Maures continueront de peupler l'Algarve (région la plus au sud) avec certains privilèges, mais en terres désormais et définitivement portugaises.



1319 ; l'Ordre du Temple devient l'Ordre du Christ par la décision du roi Dinis 1er qui refusa d'arrêter les Templiers, combattants fidèles lors de la reconquête. Nombre de Templiers feront partie du nouvel ordre, dépendant non plus du Saint Siège mais du roi de Portugal.

Ordre du Christ
Croix de l'Ordre du Christ
1415 : prise de Ceuta (Maroc, mais appartenant à l'Espagne aujourd'hui) par les Portugais. L'Infant Henri (futur Henri le navigateur, grand instigateur des Découvertes) fait partie de l'expédition en tant que chevalier.
Ceuta
Drapeau de Ceuta, avec de nos jours encore l'héraldique portugaise
  

1418 : création du diocèse de Ceuta

1436 : bulle papale autorisant la guerre au Maroc contre les infidèles

1437 : expédition à Tanger. Défaite portugaise.

1458 : prise d'Alcacer Ceguer (Maroc)

1464 : expédition du roi Afonso V à Benaforgate (Maroc)

1468 : attaque d'Anafé (Maroc)

1471 : prise d'Arzila 'Maroc)
           les Musulmans abandonnent Tanger aux mains des Portugais

1488 : opération de secours à Ceuta

1508 : siège d'Arzila par les Maures. Les Portugais résistent.

1514 : Tednest (Maroc) tombe aux mains des Portugais

1542 : les Portugais abandonnent Safim et Azamor

1549 : les Portugais abandonnent Alcacer Ceguer

1550 : les Portugais abandonnent Arzila

1574 : première expédition de D. Sebastiao, roi de Portugal, au Maroc

1577 : Arzila est reprise par D. Sebastiao

1578 : D. Sebastiao arrive à Tanger, d'où il repart pour Arzila
           L'armée de D. Sebastiao part d'Arzila en direction d'Alcacer Quibir
           Bataille d'Alcacer Quibir. Défaite portugaise. Le jeune roi disparaît au cours de la bataille.

1589 : le Portugal, sous domination espagnole alors par le jeu d'un mariage, est officiellement régi par Filipe II d'Espagne, même s'il conserve une autonomie de fait. Filipe II restitue Arzila au Sultan Almanzor.

1662 : perte de Tanger au profit de l'Angleterre car faisant partie de la dot de Catarina de Bragance, l'Infante de Portugal, lors de son mariage avec Charles II d'Angleterre.

1689 : Larache est reprise par les Marocains


mardi 17 février 2015

Afghanistan, Côte d'Ivoire

 Comme résonnant à un de mes articles précédents dans lequel j'évoquais les véritables raisons de l'invasion de pays tels que certains états arabes, et en parallèle dans ma réflexion non illustrée dans ce cas par la vidéo ci-dessous, j'ai trouvé intéressant de vous indiquer le lien vers une interview de Roland Dumas et de Jacques Vergès, lesquels, même si parfois cyniques n'ont jamais fait preuve d'ignorance ou de stupidité, corroborent mon opinion sur le sujet.

https://www.youtube.com/watch?v=t57XF5eGZo0


Espérons, ou tout du moins reconnaissons qu'il serait louable, que la vérité historique soit établie par les historiens des temps à venir.

dimanche 15 février 2015

Leonard, Romorantin

Propriété de la British Library, 29 feuillets de la main de Léonard, dont celui dont le lien est indiqué ci-dessous, représentant, entre autres documents, quelques plans et ébauches du projet de construction de Romorantin (pages 24 &25), à la demande de François 1er. Il y est question de la constrcution d'un palais, de canaux, de travaux d'ingénierie visant à maîtriser la rivière Sauldre, et de relier celle-ci à la Loire.

http://www.bl.uk/turning-the-pages/?id=cb4c06b9-02f4-49af-80ce-540836464a46&type=book


 

samedi 14 février 2015

France, 1919

Propriété de la Bibliothèque Nationale du Portugal, l'affiche française ci-dessous, datant de 1919, évoquant le climat politique d'alors, fait partie de ces documents non seulement édifiants pour la compréhension d'une société en son époque, mais également de tous ces détails de l'Histoire qu'on oublie bien souvent. Il est bon de les exposer hors de leurs lieux d'archivage de temps à autre.



lien vers l'article du site de la BNP: http://purl.pt/683/3/

Marcion

Marcion, (env. 85 à Sinope (actuelle Turquie)- env. 160 (Rome ?)), fut un hérésiarque chrétien qui, après avoir été chassé par l'Eglise à Rome, fonda sa propre église dont l'ampleur fut grande dans le monde connu. En occident, son église disparut sous la répression à l'époque de Constantin, adepte d'une orthodoxie sans dissidence, mais survécut quelques siècles encore (VIII ème ?) en Asie mineure.
Le dessein de Marcion était d'établir les canons du christianisme, sélectionnant, avant tout autre, les textes dignes de constituer légitimement ce qui pouvait d'ores et déjà s'apparenter à un évangile. Il encourut rapidement l'opprobre de ses pairs, car sa vision de Dieu et du Christ était fort différente des autres ; en effet, pour lui, outre le choix de ne s'appuyer que sur l'Evangile de Luc, la tradition et le Dieu des Juifs étaient réfutables. Il opposait le dieu des Hébreux, juste et sévère, à celui de Jésus, plein d'amour et miséricordieux. De plus, la relation à la chair chez l'humain physique des textes hébraïques traduisait, selon lui, l'ineptie d'un dieu ayant créé un monde dont les habitants étaient voués à la souffrance, par la tentation et les punitions divines sévères qui s'ensuivaient. Enfin, il estimait les textes des juifs inspirés, et non révélés.

Outre qu'il faille regretter la méconnaissance actuelle d'un personnage aussi éminent, il faut ajouter que Marcion fut vraisemblablement, du fait de ses contradicteurs, à l'origine de l'établissement des canons du christianisme.
Par ailleurs, on peut se poser la question de la légitimité de son propos lorsqu'il oppose le judaïsme au christianisme, car leurs préceptes et leurs discours sont bel et bien différents, ne serait-ce qu'à l'égard du rôle de la femme ; la réfutation de son œuvre par ses contemporains peut, en corollaire, s'expliquer par le fait que la majorité des premiers chrétiens était composée de Juifs à l'origine, ces derniers, malgré leur adhésion à une nouvelle foi, ayant vécu sous la règle judaïque auparavant. Lorsqu'une population différente, romaine par exemple, s'est convertie au christianisme, il était déjà question d'établir un cadre législatif à cette nouvelle religion, et Constantin, au IV ème siècle, trancha pour des canons plus fédérateurs en son empire : conjuguer les deux religions. La Bible que nous connaissons, composée d'un Ancien Testament d'inspiration judaïque et d'un Nouveau Testament révélant la parole du Christ, n'est que le fruit des nécessités politiques du christianisme naissant.

vendredi 13 février 2015

Une brèche dans le paradoxe de Fermi

Gabriel Chardin, physicien du CNRS, dans son article "Le paradoxe de Fermi et les extraterrestres invisibles" (05/02/2015), suggère que la raison la plus probable pour que le paradoxe de Fermi soit viable est l'inéluctable et rapide épuisement d'une planète soumise aux avancées technologiques de ses habitants (pour rappel, Fermi, dans les années 1950, avait posé le paradoxe que constitue le fait qu'aucune civilisation extraterrestre ne nous ait visités alors que 200 milliards d'étoiles existent dans notre seule galaxie, comportant très vraisemblablement des centaines de milliards de planètes).
Ainsi, avant même d'être capable de partir à la découverte d'autres mondes potentiellement habités, l'être humain, à l'instar de tout autre éventuelle civilisation extraterrestre, provoquerait son déclin voire sa perte avant de trouver comment survivre à son progrès dévastateur, allant hors de son habitat initial.
Ci-dessous, un extrait de l'article de G. Chardin : 
Sous l’hypothèse apparemment raisonnable d’un taux de croissance de la consommation et de l’utilisation des ressources de 2 % par an, la durée d’épuisement des ressources de la Terre est de quelques centaines d’années, avec une large marge d’incertitude. (...) Autrement dit, une croissance de 2 % par an poursuivie pendant quelques millénaires grille presque nécessairement le système planétaire qui en subit l’expérience. (...) Nous tenons donc ici ce que j’estime être la meilleure réponse au paradoxe de Fermi : la vie constitue une sorte d’accélérateur, qui induit une extrême instabilité. Ainsi, sans une stratégie extrêmement précise et rigoureuse, il est infiniment probable que, telles des fourmis vivant sur un tas de salpêtre, nous grillions le jour où nous découvrons les allumettes, bien avant d’être parvenus à développer le voyage interstellaire. Car, si nous analysons notre histoire et ses violences répétées, quasi-permanentes, si nous regardons avec lucidité notre avidité à utiliser sans vergogne les ressources naturelles, dont beaucoup sont en ce moment même en voie d’épuisement, avec un horizon inférieur à quelques dizaines d’années, l’instabilité très forte apportée par la vie semble l’explication la plus probable au paradoxe de Fermi.

La théorie émise par ce physicien présente, d'emblée, l'avantage d'une réflexion honnête, empreinte d'une ouverture d'esprit plus qu'honorable. Chardin, en effet, fait partie de ces scientifiques qui ne réfutent pas l'hypothèse extraterrestre tout de go, mais vise à dissiper les dogmes de part et d'autre.

mercredi 11 février 2015

Relations entre la France et le Portugal

Des liens insoupçonnés ou méconnus ont de tout temps uni les nations européennes, leurs pays, leurs dirigeants. Dans cet article, je vais m'attacher à évoquer quelques faits, parfois presque anecdotiques, qui ont émaillé les relations entre la France et le Portugal.

1085-1096 : installation au Portugal de l'Ordre de Cluny, ordre créé en 909 sous l'impulsion de Guillaume, duc d'Aquitaine, vivant sous la règle de Saint Benoît.

Afonso Henriques, premier roi du Portugal était le fils d'Henri de Bourgogne, comte de Portugal (1066-1112), lui-même fils d'Henri de Bourgogne (1035-1066), descendant d'Hugues Capet.

1267 : des marchands portugais participent à la foire de Lille.

1353 : traité permettant aux Portugais de pêcher sur les côtes bretonnes.

1430 : Philippe le Bon, duc de Bourgogne, épouse Isabelle de Portugal, fille de Joao Ier, roi de Portugal et de Filipa de Lencastre, sœur d'Henri le Navigateur. Elle fut la mère de Charles le Téméraire. A noter que l'Ordre de la Toison d'Or fut créé par Philippe le Bon, le 10 janvier, jour de leur mariage, à Bruges.

1478 : des chargements de sucre en provenance de Madère parviennent à Rouen.

1479 : des chargements de sucre en provenance de Madère parviennent à Dieppe.

1503-1504 : premiers signalements de Français au Brésil.

1508 : les Français rôdent autour des côtes brésiliennes.

1520 (env) : Diogo de Gouveia (le Vieux), théologien et diplomate, loue le Collège de Sainte-Barbe, à Paris.

1526 : Dom Joao III, roi de Portugal, créé 50 bourses scolaires pour des Portugais en France.

1533 : André de Gouveia est élu recteur de l'université de Paris, puis en 1534, la direction du Collège de Guyenne, à Bordeaux.

1538-39 : Diogo de Gouveia Junior est élu recteur de l'université de Paris.

1547 : Alvaro da Fonseca est élu recteur de l'université de Paris.

1552-53 : Antonio Leitao est élu recteur de l'université de Paris.

1555 : les Français occupent Rio de Janeiro.

1558 : la France antarctique (éphémère colonie française dans la région de Rio) est prise d'assaut par les Portugais.

1566 : des corsaires français mettent à sac la ville de Funchal (Madère).

1567 : combats entre Portugais et Français fixés au Brésil. Ces derniers sont vaincus.

1582 : l'escouade espagnole de Santa Cruz défait celle de Strozzi, luso-française aux Açores (alliance alors).

1614 : bataille de Guaxenduba, au Brésil, entre Portugais et Français.

1641 : traité d'alliance entre Dom Joao IV et Louis XIII.

1655 : traité d'alliance entre Dom Joao IV et le chevalier de Gant, émissaire de Louis XIV.

1667 : traité d'alliance avec la France.

1697 : les Français occupent Amapa, au Brésil.

1700 : les Français essaient de s'installer à Bissau, Guinée.

1710 : bataille entre Français et Portugais pour la possession de Rio de Janeiro.

1725 : rupture des relations entre la France et le Portugal.

1730 : les relations sont renouées.

1793-94 : envoi de troupes portugaises dans le Roussillon, contre la France révolutionnaire, dans le cadre d'une alliance avec l'Espagne et l'Angleterre.

1875 : par l'arbitrage de la France, les droits du Portugal sur les terres de Lourenço Marques (Mozambique) sont définitivement établis.

1886 : Marie Amélie Louise Hélène d’Orléans, épouse l'héritier du trône de Portugal, le futur Carlos 1er. Elle devient reine en 1889. Femme de grande culture, elle est à l'initiative de la création du Musée national des Coches, en 1905, abritant une collection unique au monde de carrosses et autres véhicules d'apparat des familles royales. 
1917 : des troupes portugaises partent en France combattre les Allemands.

1918 : bataille de la Lys.

Bien d'autres évènements ont jalonné l'histoire conjointe des deux pays, mais cette chronologie, dont j'ai puisé les informations dans la Chronologie générale de l'Histoire du Portugal de Joel Serrao (1971), recense quelques pépites de l'Histoire.





lundi 2 février 2015

Dame Nature et son prétentieux parasite

Dans le magazine Sciences humaines, le journaliste Laurent Testot pose le sujet de son article en ces termes péremptoires :
"L’humanité est désormais la principale force géologique à l’œuvre sur la Terre. L’une des conséquences en est que la Terre se réchauffe. Est-il envisageable d’éviter la catastrophe ?"
Deux erreurs manifestes, à tel point relayées par les media qu'il faut prendre garde à les contester, sont contenues dans ce synopsis : primo, l'humanité n'est très certainement pas la principale force géologique car quelle que soit notre intervention brutale la plus massive ou l'effet qu'une activité de grande ampleur ait pu provoquer sur des décennies, les forces exprimées par la croûte terrestre telle que la tectonique des plaques les surclasse de beaucoup et sans l'once d'une possibilité de contrôle. La dynamique tectonique n'est d'ailleurs pas la seule à dénoncer la prétention d'une puissance souveraine de l'homme sur la nature ; le volcanisme, les énergies en jeu dans l'évolution du climat (courants marins, glaciations ou déglaciations, phénomènes tels qu'ouragans, séismes, etc) influent sur notre planète bien plus sûrement et dramatiquement que notre présence active. On pourrait même évoquer l'intervention de phénomènes extraterrestres tels les "vents solaires" même si, jusqu'à présent, la route de ces déjections électromagnétiques s'est toujours maintenue éloignée de notre Terre lors de leurs épisodes les plus virulents de mémoire humaine.
Secundo, en corollaire, la Terre ne se réchauffe pas uniquement sous l'effet de l'activité humaine (voir articles antérieurs portant sur l'évolution du climat), les répercussions de celle-ci étant de moindre ampleur que la phase totalement naturelle de réchauffement et d'émission de gaz à effet de serre, phase tendant, selon les observations scientifiques, à se révéler paroxystique dans le cadre d'un ensemble d'évolution cyclique.

samedi 31 janvier 2015

Comprendre le mal pour l'éradiquer

Gerald Messadié, auteur de l'ouvrage, Autopsie de l'atroce XXème siècle, évoque Hitler selon ces termes dans une interview qu'il donna en novembre 2014 :
il représentait en fait un idéal occidental. Les faits prouvent cependant, et sans contestation possible, que c’était une loque physique, infirme, syphilitique, drogué, impuissant sexuel, et psychologiquement, un comédien inculte, au QI d’huître. Il était d’ailleurs méprisé d’une grande partie de son état-major, qui traitait régulièrement avec lui et il y a eu 49 attentats contre lui, un record. Mussolini avait vu clair : « Un piqué doublé d’un raseur. »
 Outre les doutes que l'on serait en droit d'émettre quant à la légitimité de la citation d'un tyran pour en accabler un autre, Messadié me parait s'emporter dans une critique appauvrie par l'émotion et le désir trop péremptoire de décrier Hitler coûte que coûte.
Primo, quelle nécessité d'être un surhomme, physiquement, pour briller en tant qu'homme d'état, lorsque l'on sait que les talents d'orateur suffisent parfois à prévaloir sur le jugement du peuple, et l'on sait combien le führer en était doté ? Assez douteuse également l'allusion à la supposée impuissance sexuelle dans le cadre d'une critique de l'aura d'une personne. Dans ce cas, que penser, par exemple, de la valeur des théories de Freud, souffrant du même mal ? 
Secundo, la qualification de comédien inculte parait dérisoire, n'ayant pas plus de poids que celle, récurrente, de peintre raté. Combien de grands personnages de l'histoire se sont dévoyés en des velléités de jeunesse, sans pour autant que cela ait changé d'un iota leur réussite dans la carrière embrassée par la suite ? Guevara, rugbyman frustré, Lincoln mièvre poète, et tant d'autres encore n'ont jamais ou si peu vu leur postérité raillée par leurs échecs de jeunesse.
Enfin, déclarer qu'Hitler disposait d'un QI d'huître frise le ridicule. Aucun imbécile n'aurait été à même de  rallier à sa cause et de fédérer tant d'esprits brillants (même si diaboliques). Un sombre idiot n'aurait jamais été doté du charisme nécessaire à l'adulation par des millions de gens. Max Weber, qu'on ne peut taxer de frivolité intellectuelle et moins encore de sympathie pour les nazis, considérait Hitler comme un leader charismatique. Quant à Kershaw, l'un des plus éminents spécialistes du führer, dépeint l'homme comme le pivot de toute la machinerie national-socialiste.
En conclusion, n'oublions pas que pour combattre un mal, il faut impérativement le comprendre, et des tentatives maladroites empreintes de sensiblerie moraliste visant à discréditer l'intelligence voire le physique d'un représentant du mal (ce qu'Hitler était à n'en pas douter) ne servent en rien, bien au contraire, la victoire. 

jeudi 29 janvier 2015

Aberration paléontologique

Dans un article de l'Express de ce mois-ci, l'auteur affirme haut et fort, selon la théorie établie, que l'homme vient d'Afrique et laisse entendre qu'Homo sapiens fut le seul, grâce à son intelligence supérieure, à oser entreprendre quitter ses terres natales afin d'essaimer en Asie et en Europe.
N'y-a-t-il pas là une aberration ? Quid de Neandertal, pour ne citer que lui ? Il résidait en Europe avant Sapiens.
Bref, de grands raisonneurs dont les propos s'axent uniquement sur des bases théoriques doctement et académiquement édictées.

mercredi 28 janvier 2015

70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz

Alors que l'on célèbre les 70 ans de la libération du camp d'Auschwitz, l'information de la non-participation de la Russie à l'évènement est tout simplement navrante.
Rappelons, - à l'instar de V. Poutine tout récemment, agacé de ne pas être invité - que ce furent les troupes soviétiques qui libérèrent le camp. Cette seule raison suffirait à ce que la Russie soit présente lors des cérémonies. Et que dire, sans s'emporter devant tant d'hypocrisie et d'injustice, des raisons pour lesquelles le Kremlin n'a pas reçu d'invitation ? La crise en Ukraine, encore et toujours.
Mais les pays participants sont-ils blancs comme neige ? Evidemment non.

lundi 26 janvier 2015

Eléments organiques sur 67P/Tchourioumov-Guérassimenko


Les dernières analyses publiées concernant la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, sur laquelle Philaé se repose avant son réveil très prochain, et toujours escortée par la brave Rosetta, nous confirment l'existence d'éléments organiques.
Tout l'intérêt de ce type de recherches découle du fait que les scientifiques considèrent les comètes comme des objets célestes dont l'origine remonterait aux tous débuts de la formation de notre système solaire, exemptes de toute interaction avec d'autres astres, filant à toute vitesse dans l'espace avec pour seule cargaison ses éléments originels.
Parues dans Science (lien vers l'article ci-dessous), l'étude démontre que la formation de ces éléments organiques proviendrait de l'exposition de ses particules de glace (donc une forme d'eau) à diverses particules d'énergie (dont les UV) s'apparentant à une ionisation. De plus, un environnement basse température augmenterait la "prolifération" de ces éléments organiques.
Je me souviens d'un reportage, dans les années 1980, dans lequel on montrait le travail d'un scientifique soviétique, lequel, dans une sphère sous vide, plaça quelques litres d'eau pure, puis ionisa celle-ci pendant des jours (accablant la solution de décharges électriques), jusqu'à ce que des éléments, puis des particules, puis des molécules organiques se développent.


 
 En zoomant sur l'image précédente, nous observons plus en détail la falaise de la région Hathor, à droite, qui surplombe une zone plus lisse de la région Hapi, sur le cou de la comète. En tout, les scientifiques ont déterminé 18 régions, toutes nommées d'après la mythologie égyptienne.


Cette image composite montre 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (c'est le nom officiel de la comète) dans son entier. Son diamètre mesure environ quatre kilomètres.

 Tchouri photographiée au téléobjectif par Rosetta, à huit kilomètres de distance. Ici, une section appartenant au plus petit des deux lobes. La présence de dunes étonne compte tenu de l'absence de vent.




http://www.sciencemag.org/content/347/6220/aaa0628.full

vendredi 23 janvier 2015

Le Déluge universel

L'élévation des océans suite à la déglaciation initiée il y a 12000 ans environ est un fait avéré. Le niveau des eaux s'est élevé de 100 à 150 mètres, et il est donc établi que biens des vestiges d'une occupation humaine gisent sous les mers.
Mais cette élévation prodigieuse peut-elle être à l'origine des différents mythes du Déluge existants aux quatre coins du monde ? Le fait que tout le globe ait été concerné confirme sans nul doute le caractère universel de ce déluge. Moins probant, cependant, le parallèle entre la durée évoquée par les mythes et celle qu'un dégel, même massif, prendrait à recouvrir les terres.
Faut-il se poser la question d'une déglaciation rapide ? Peut-être  un ou des évènements ayant accéléré le processus de telle sorte qu'il soit resté dans les mémoires de ceux qui l'auraient ainsi constater véritablement ? Si le déluge a duré l'équivalent d'une génération, soit environ 25 ans ou un peu moins à l'époque, on serait en droit de le considérer comme un cataclysme directement enregistrable à l'aune du temps humain. Mais une déglaciation de cette ampleur peut-elle arriver en 20 ou 25 ans, ce qui serait étonnamment bref à l'échelle planétaire ?
J'envisage un compromis : pendant quelques dizaines d'années, victimisant ainsi des hommes et des femmes de leur vivant ou de celui de leurs proches descendants, eut lieu le début de cette déglaciation diluvienne. Les survivants ont fui, de plus en plus loin, car l'engloutissement des terres a continué, des dizaines d'années encore (ce qui serait plus plausible à l'échelle géologique) ; mais dans ce cas, plusieurs générations ont enregistré le phénomène dont rien n'interdit, par ailleurs, de penser que l'intensité ait toujours été la même.
Selon une autre approche, les millions et millions de tonnes que constituaient les énormes banquises d'alors, déversées dans les océans, ont pu perturber l'équilibre tellurique et provoquer séismes et donc tsunamis géants. Un épisode bref de déglaciation a même pu s'accompagner de séismes, voire être le corollaire d'un cataclysme sismologique. Sous les mers, des chaines de montagnes, plus impressionnantes que toutes celles émergées de nos jours, traduisent le gigantisme de l'activité tectonique de notre planète; le plancher sous marin que nous connaissons  n'est sûrement pas celui d'il y a 12000 ans.
Tout ceci conforte l'idée que l'œkoumène d'il y a 120 siècles (contemporaine de Gobekli Tepe, contemporaine de l'éventuelle Atlantide) était très différente de l'actuelle. D'où la légitimité de bien des recherches dont le résultat pourrait invalider l'Histoire officielle.

jeudi 22 janvier 2015

Battista Agnese, sur Gallica

Sur le site de gallica, une fois encore, une autre merveille : l'Atlas portulan, attribué à Battista Agnese, pilote gênois ayant demeuré à Venise entre 1536 et 1554.
Les images ci-dessous sont l'illustration de sujets évoqués dans mon livre, Lumière sur les Temps, (pp 54-57), concernant ces îles notées sur les cartes du XVème au XVIII siècle dont on signifie, depuis, l'inexistence. Les îles Maidas, Brasil, etc...



mercredi 21 janvier 2015

Trésor sur Gallica

Sur le site de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF, un document étrange et fascinant est disponible : Catalogue des Roys et Princes de Gaule (dite depuis France), rédigé par le sieur P. de Rivière en 1609.
L'auteur énumère tous les princes, rois, épouses dans un texte émaillé de quelques réflexions sur les souverains en question et leurs temps.
Notons également, qu'avec un aplomb inébranlable, l'auteur nous indique remonter son énumération jusqu'en 2313 avant Jésus-Christ, date, selon lui, du Déluge universel.
Outre certains amusements que peut provoquer la lecture de l'œuvre, elle est fascinante.
Ci-dessous le lien vers ce trésor presque inconnu de tous :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k762530.r=gaule+riviere.langFR


Catalogue des anciens roys et princes de Gaule ,... Extrait dans les oeuvres des histoires gauloises du sieur P. de Rivière, non encores mises en lumière : par ordre et suitte continue des temps, depuis le Déluge Universel, iusques à l'establissement du Royaume François audict pais...

lundi 19 janvier 2015

Le péril Facebook

L'un des faits de société majeurs de ce début de siècle est, sans aucun doute, la naissance et l'essor prodigieux de Facebook. Pieuvre agrégative d'informations personnelles, super tour de Babel des libertés individuelles, le tout sous couvert de socialisation bon enfant, le phénomène est plus qu'inquiétant, à l'heure où toutes sortes de systèmes (informatiques ou non) s'enrichissent à une vitesse jamais atteinte de fichiers portant sur tout et tout le monde. Facebook, à l'inverse des collecteurs de données institutionnels ou financiers, se targue, hypocritement, de ne faire que concourir à la globalisation mutuelle presque fraternelle de l'expression des hommes et des femmes partout dans le monde.
Récemment, Zuckerberg, le fondateur, a mis en place un club de lecture, préconisant la découverte de tel ou tel auteur. Le premier, Moises Naim, a vu le tirage de son livre s'épuiser bien plus rapidement que prévu (d'autant que Naim est un illustre inconnu à l'échelle de la planète, mais vraisemblablement pas de Zuckerberg).
Non content de son hypocrisie et de sa soif de collecte, Facebook ajoute le cynisme à ses armes : selon les termes de son fondateur, évoquant l'ouvrage du premier lauréat du club : (Naim) explore la façon dont le monde change pour donner plus de pouvoir aux individus plutôt qu'aux gouvernements, armées et autres organisations.
Cela en serait presque risible si cela ne traduisait pas une malhonnêteté bien révélatrice des desseins du réseau social et de son fondateur...

samedi 17 janvier 2015

Ecologie, économie, Histoire...

Une fois encore, à la faveur de la diffusion d'une énième étude sur le réchauffement de notre planète, les media nous clament haut, fort et tremolos à l'appui que l'activité humaine met en péril notre habitat, et ce, irrémédiablement.
Que l'activité humaine (agriculture, industrie, déforestation, etc) participe du réchauffement global est un fait qu'il serait ridicule de contester, entrainant notamment une élévation des eaux, mais dans quelle mesure ?
N'y aurait-il pas un intérêt  plus économique qu'écologique de la part des media à la solde des faiseurs de marchés ?
Rappelons-nous, afin de se donner tous les moyens de réflexion, qu'il y a 9000 ans environ, le niveau des océans était 120 à 150 mètres plus bas que de nos jours, et ce, dû à un changement climatique naturel. Quant aux gaz à effets de serre, nous sommes encore en-deçà du niveau atteint il y a 800000 ans. Nulle activité humaine alors, et rien ne s'est avéré irrémédiable....

vendredi 16 janvier 2015

Le fer et l'architecture

Une étude, résultant d'une collaboration entre le Laboratoire archéomatériaux et prévision de l'altération(CNRS/CEA), le Laboratoire de mesure du carbone 14 (CNRS/CEA/IRD/IRSN/Ministère de la Culture et de la Communication) et l'équipe Histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés de l'Université Paris 8, publiée dans le numéro de janvier 2015 de la revue Journal of Archaeological Science, vient tout récemment de confirmer que les anciens bâtisseurs médiévaux utilisaient le fer dans la construction même, et ce, dès le début des édifications.
Ci-dessous, partie de l'article du 17 décembre 2014, émanant du CNRS.

En croisant leurs compétences (en archéologie, histoire, sciences des matériaux, chimie…), (les chercheurs) viennent d'apporter la preuve que les renforts métalliques ont été pensés dès l'origine comme un complément à la pierre.
Les chercheurs sont parvenus à ce résultat en mesurant la quantité de carbone 14, présent à l'état de trace dans le métal. En effet, en Europe, jusqu'au Moyen Age, le minerai est réduit en métal dans des fourneaux utilisant du charbon de bois, dont une partie du carbone diffuse et se retrouve piégée dans le métal (sous forme de lamelles de carbures de fer). Ainsi, on peut extraire ce carbone du métal, dater l'arbre qui a servi à obtenir le charbon, et estimer l'âge du métal. La méthode paraît simple, mais elle n'avait encore jamais été mise en œuvre de manière fiable, car les métaux ferreux archéologiques sont des matériaux très complexes, contenant du carbone de plusieurs sources. Il a été nécessaire de mettre au point avec le Laboratoire de mesure du carbone 14 une approche d'extraction du carbone qui soit adaptée au matériau. Ce qui a également fait le succès de cette étude, c'est l'expertise des métallographes du Laboratoire archéomatériaux et prévision de l'altération, qui, en collaboration avec des collègues archéologues et historiens du CNRS, étudient depuis une dizaine d'années la structure, les procédés de fabrication et l'utilisation des métaux dans les cathédrales gothiques.

En croisant la datation au carbone 14 avec des indices archéologiques, l'équipe de chercheurs a abouti à une chronologie fine (à quelques années près) de l'intégration des éléments métalliques dans les cathédrales de Beauvais et de Bourges. Ainsi, ces travaux montrent, pour la première fois de manière absolue4, que des éléments métalliques ont été utilisés en cours de construction, comme à Bourges, ou même pensés dès la conception des édifices, comme à Beauvais.

A Beauvais, plusieurs des tirants métalliques qui soutiennent les arcs-boutants portent des graffitis du XVIIIe siècle, ce qui laissait penser que le métal pouvait être un ajout tardif. Mais certaines pièces se sont avérées dater du début de la construction, vers 1225-1240, suggérant que pour réussir à édifier le plus haut chœur gothique au monde (46,3 mètres), le fer a été pensé comme un allié de la pierre dès sa conception. Dans le chœur de la cathédrale de Bourges, plus ancien (1195-1214), un chaînage métallique entourant le chœur s'est révélé contemporain de la construction. Cependant, il contourne un groupe de colonnes alors qu'il passe sous certaines autres, ce qui montre qu'il n'a sans doute pas été pensé dès l'origine mais intégré en cours de chantier. Cette analyse confirme que les chantiers de cathédrales étaient de véritables laboratoires où les bâtisseurs, issus de plusieurs corps de métiers, testaient des techniques de construction pour réussir ces défis architecturaux.

Cette approche de datation absolue ouvre la voie à un renouvellement des connaissances autour des chantiers de construction médiévaux. L'équipe de chercheurs va prochainement réaliser des prélèvements sur la Sainte-Chapelle et s'intéresse aussi à la datation des temples et au commerce du fer dans l'Empire khmer.


Espérons que les chercheurs concernés aient l'idée prochainement d'appliquer cette nouvelle méthode aux ruines de Puma Punku dont les mystérieux forages et autres percements rectilignes dans les blocs de pierre ouvragés ayant constitué un ou des bâtiments il y a fort longtemps (en des temps indéterminés, et là est aussi l'intérêt) laissent à penser que des câbles ou des tubes vraisemblablement métalliques ont été utilisés par leurs concepteurs de l'Altiplano andin... (j'évoque la plausibilité de cette technique dans mon livre Lumière sur les temps, pp 46-48).

Une chose est certaine : lorsqu'une équipe pluridisciplinaire de chercheurs est constituée, les résultats et les découvertes sont au rendez-vous !









Lien vers l'article du CNRS dans son intégralité : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3853.htm

mercredi 14 janvier 2015

Le littoral archéologique

Un communiqué de presse de l'Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) datant du 27 octobre 2014, nous révèle qu'un nouveau rapport de l' European Marine Board* recommande de développer l'exploration de vestiges préhistoriques enfouis au fond de la mer, suite au changement du niveau de la mer.
En voici un passage qui me ravit :

Pendant les périodes glaciaires successives du dernier million d'années, le niveau de la mer a chuté à plusieurs reprises, parfois jusqu'à 120m. A certaines périodes, l'Europe a ainsi vu sa surface du plateau continental exposé augmenter de 40 %; un terrain qui a été occupé progressivement par la végétation, la faune et les humains. Par conséquent, beaucoup de vestiges préhistoriques se trouvent maintenant sous l’eau. Il y a 1,8 millions d'années, les préhumains ont peuplé les côtes de la mer Noire, puis les côtes du nord de l'Espagne il y a plus de 1 million d’années et les côtes de la Grande-Bretagne il y a au moins 0,8 million années. Dans ce contexte, les premières routes reliant l'Afrique à l'Europe ainsi que les zones où nos ancêtres ont survécu aux multiples périodes glaciaires sont aujourd'hui recouvertes par la mer.
Plus de 2.500 assemblages d’artefacts préhistoriques submergés, dont l'âge varie de 5.000 à 300.000 ans, ont été trouvés dans les eaux côtières et en pleine mer à travers l'Europe. Seuls quelques-uns ont été correctement cartographiés par des plongeurs, ou évalués pour la conservation ou l'excavation. Ces vestiges contiennent des informations précieuses sur l’ancienne navigation maritime, les structures sociales et les technologies d'exploitation des ressources côtières, avant l'introduction de l'agriculture, il y a environ 10.000 ans.


Tout cela est de bon augure, et vient confirmer la nécessité d'étendre les recherches puis les fouilles archéologiques en des zones non seulement nouvelles mais dont l'emplacement supposé répond à une logique de recherche scientifique.

*Le European Marine Board (www.marineboard.eu) fournit une plate-forme pan-européenne pour ses organisations membres. L’objectif étant d’élaborer des priorités communes, faire avancer la recherche en sciences marines et de combler le fossé entre la science et la politique, afin de relever les futurs défis et les possibilités d’avenir dans le domaine des sciences de la mer. Créé en 1995, EMB facilite la coopération renforcée entre organismes européens impliqués dans les sciences marines (instituts de recherche, agences de financement de la recherche, réseaux nationaux des universités) et oeuvre pour le développement d'une vision commune sur les priorités de recherche et les stratégies des sciences marines à l’échelle européenne. En 2014, EMB est composé de 35 organisations membres, issus de 18 pays. Une collaboration étroite est menée avec l'European Science Foundation (www.esf.org).


mardi 13 janvier 2015

Raccourcis de l'Histoire


Ce disque magnifiquement sculpté, exposé au musée de l'INAH (Institut National d’Anthropologie et d'Histoire du Mexique), datant de 592 après JC (le déchiffrement des glyphes ayant rendu possible la datation exacte), représente un joueur de pelote en pleine action.
Il est connu que le jeu de pelote était extrêmement important dans les sociétés pré-hispaniques, mais ce qui est plus curieux est de se rendre compte que l'Histoire officielle évoque ce sport comme un rituel religieux à haute valeur politique ; pour seul argument, le fait que chaque place importante disposait d'un lieu pour le pratiquer, et que beaucoup d’œuvres, à l'instar de celle ci-dessus, représentaient cette activité apparemment très populaire. 
L'anthropologie, l'archéologie, l'histoire peuvent-elles impunément, du haut de leur prestige, procéder à des déductions devenues dogmes sur le seul fait de raccourcis syllogistiques aussi navrants ? Dans ce cas, gageons que les chercheurs de l'an 3000 ou plus verront dans les ruines de nos stades et dans les objets retrouvés dans les ruines indéterminables de fédérations sportives ou les logements d'aficionados la preuve que le football était une religion à fort impact sur la vie politique !... Ce qu'il y a de navrant, c'est que ça ne sera pas si loin d'être vrai, mais pas au sens strictement mystico-religieux dont on nous serine la réalité chez les Mayas, pour ne citer que la société dont émane l’œuvre ci-dessus.

vendredi 2 janvier 2015

L'Art moderne et ses cautions

Dans un de mes précédents articles (La naissance de l'Art marchand - 30 novembre 2014), j'abordai l'épineuse question posée par la valeur de l'art moderne, ou devrai-je dire de ce que l'on désigne comme art moderne. Ceux qui auront lu l'article en question se doutent aisément qu'un ramassis de détritus, qu'une toile peinturlurée par une fillette de quatre ans, ou qu'un fameux urinoir ne représentent pour moi pas grand chose, et certainement pas de l'art, pas même une réflexion intéressante sur celui-ci.
Je relisais un passage de l'Anti-Manuel de Philosophie de Michel Onfray, et me suis rappelé ce qui me chagrinait chez cet auteur. A force de se vouloir trop hédoniste et de le faire savoir haut et fort par tous les chemins médiatiques d'aujourd'hui auprès desquels il semble avoir ses entrées, on finit par asséner des truismes issus de vérités fabriquées. Onfray, dans son anti-manuel par lequel transpire abondamment son désir d'en faire un manuel de référence, pose en connaisseur d'art éclairé, abreuvé de philosophie, et cherche à convaincre le lecteur qu'il faut considérer comme majeur l'art moderne . Selon lui, l'urinoir de Duchamp a une valeur exceptionnelle car elle déboulonne l'idée platonicienne que seul le Beau peut plaire, mais aussi car c'est la première œuvre affranchie de tout support classique et traditionnel. Depuis l'urinoir signé par Duchamp (sous un pseudo), l'idée est née de la valeur artistique d'un objet du quotidien pour peu qu'un "artiste" l'assume par sa griffe.
Ainsi, depuis 1917 et la présentation à un jury d'un urinoir, le concept affligeant instituant que tout objet banal et par extension toute personne est capable de produire une œuvre d'art.


Onfray, dans sa démonstration malhonnête ou spécieuse, va jusqu'à feindre que l'art ne peut être qu'une représentation figurative trop classique ou qu'une œuvre d'art moderne dont la seule intention est finalement de contredire la première par le biais d'une fumisterie adoubant n'importe quel quidam désireux de se prendre pour un artiste. Selon lui, même s'il évoque Cézanne dont les pommes ne sont pas réalistes, la représentation du réel transfiguré n'a débuté véritablement qu'avec l'urinoir. Là, c'est clairement de la mauvaise foi, car lorsque l'on se targue de connaître l'art et son histoire, il eut été facile de citer bien des artistes ayant brillamment transfiguré le réel bien avant 1917, et qui plus est, tout en faisant montre de capacités techniques exceptionnelles (Bosch, Dürer, Goya, les Impressionnistes, etc...).

(Hyeronimus Bosch)


(Hyeronimus Bosch)